 Pour présenter son commerce sous ses meilleurs auspices, il convient d’analyser lucidement la santé de votre affaire.
 Attention au stock : mieux vaut larguer ses reliques avant la cession. | Faire un audit de son commerce Pour éviter l'écueil d'une estimation farfelue, il est fortement recommandé de se mettre dans la peau du… repreneur. C'est à un véritable audit auquel il doit se livrer. L'objectif consistant à présenter son commerce sous ses meilleurs auspices, il convient d’analyser lucidement la santé de votre affaire. Afin que cette évaluation soit sérieuse, vous devez comparer vos résultats avec ceux de vos confrères.
Le résultat de cet audit permettra de prévoir des actions précises pour reconsolider le bilan si le besoin s'en fait sentir et de vendre au plus fort du marché. Une option envisageable à condition que le commerçant ait la détermination pour la mener à bien. Et fasse preuve de patience car on ne reconsolide pas un bilan en un mois, mais en deux ou trois ans.
Si l'on ne s'en sent pas capable, il est plus prudent de ne pas tarder pour passer à l'acte : "Si la personne est fatiguée et sent que l'affaire peut péricliter, mieux vaut anticiper la vente", recommande Brigitte Ben Amouzegh. Les facteurs extérieurs de commercialité doivent également être pris en compte, comme le déménagement d'une administration, le contournement d'un axe passant ou la suppression de places de stationnement.
Les investissements engagés tout au long de l'exercice de l'activité, bien qu'invisibles pour le repreneur, contribuent à la valorisation de l'affaire. Les stopper prématurément est une erreur à ne pas commettre. Sans faire de gros investissements, il faut veiller à ne pas laisser l'outil de travail et l'image du commerce se dégrader. C'est un véritable argument d'offrir la possibilité de démarrer l'activité sans investissement à prévoir.
Il faut aussi se poser la question du stock. Souvent négligé, il est pourtant essentiel et fera l'objet d'une analyse minutieuse de la part des candidats : "Mieux vaut larguer ses reliques avant, plutôt qu'essayer de convaincre absolument le repreneur de les conserver, car cela risque d'être un sujet de contentieux, avertit Joël Lopez. L'objectif est donc de conserver un bon stock qui tourne."
|