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Bien évaluer l’affaire que vous convoitez est essentiel.
C’est à la lumière des bilans que l’on voit comment une affaire fonctionne. Car si le CA donne une importance de la taille du commerce, il ne donne pas du tout une idée de sa rentabilité, celle-ci dépendant des charges, notamment les salaires et les loyers, que doit couvrir l’affaire.
Il faut donc surtout prendre en compte le bénéfice qui reste en fin d’année : « On achète du CA mais plus vous êtes sur du commerce à marge, plus le prix d’acquisition sera élevé », fait remarquer Joël Lopez, expert-comptable. La situation d’un commerce peut évoluer rapidement. Il est donc conseillé de la contrôler à la date des négociations avec le vendeur : « Il s’agit d’identifier les variations et de les justifier », poursuit-il.
Diagnostiquer tous ses besoins
Demander un prêt suppose d'avoir monter un plan de financement cohérent
L’analyse des bilans n’est pas suffisante. Vous devez également apprécier l’emplacement. Il est conseillé de se déplacer dans la rue ou le centre commercial en question, d’observer les allées et venues et le comportement des acheteurs.
La clientèle, part immatérielle que vous rachetez, n'est pas acquise : « Il est important de comprendre ce que vendait votre prédécesseur, à qui, et dans quel environnement il se trouvait », résume Bernard Boutboul, directeur associé de Gira Sic conseil.
Une fois l’affaire identifiée, il faut se soucier du financement. Il est essentiel de bien diagnostiquer tous ses besoins pour le prêt : fonds de roulement, trésorerie, stock de marchandises, 1er tiers de loyer. Les banques exigent, en général, un apport personnel de 30%. Mais il ne faut pas hésiter à faire jouer la concurrence avec d’autres établissements bancaires.
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