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Responsable du marché des professionnels à la Société Générale, Bruno Montebourg nous explique ce qu'attend un établissement bancaire d'un plan de financement.
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« Il ne faut surtout pas démarrer son activité avec le tiroir-caisse vide »
A quel moment le repreneur doit-il solliciter son banquier ?
Même si la discussion peut s'engager avant, notamment lorsque le candidat a jeté son dévolu sur une affaire, nous ne pouvons décider qu'une fois tous les éléments réunis. Par conséquent, le mieux est qu'il vienne lorsque le dossier est bouclé.
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Qu'est ce qui doit figurer dans ce dossier ?
Nous regardons trois points principaux. D'abord l'emplacement : qu'elle est la zone de chalandise, les points d'attractivité et l'environnement commercial. Ensuite les caractérisitiques de l'affaire, avec un examen approfondi des bilans. Enfin, nous nous intéressons à la rentabilité du commerce et à l'endettement qu'il pourra supporter.
La personnalité du repreneur est-elle importante ?
Assurément. Il faut qu'il y ait une adéquation entre le profil du candidat et l'affaire reprise. Son cursus, son expérience professionnelle antérieure nous intéresse. Il est bien évident que nous préférons avoir affaire à quelqu'un qui connaît le métier. Sa capacité à amener des fonds propres est aussi importante.
C'est à dire ?
L'engagement financier de l'emprunteur, même modeste, est important car c'est pour lui un moyen de nous montrer sa motivation. On sera, par ailleurs, plus enclin à demander davantage dans le commerce que dans l'artisanat, où l'on peut s'appuyer sur le savoir-faire. Il faut donc bien analyser tous ses besoins.
Quels sont les pièges à éviter ?
Il faut prévoir le financement du besoin en fonds de roulement. Nous conseillons au créateur/repreneur de prévoir un peu plus large pour faire face aux inévitables décalages de trésorerie, liés, par exemple, au paiement des fournisseurs ou aux retards de versements des primes à la création. Nous préférons qu’il intègre ces données plutôt que, pris à la gorge, il nous sollicite dans l'urgence au bout de quelques mois. Il ne faut surtout pas démarrer avec rien dans le tiroir-caisse.
Propos recueillis par Jean Couderc
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