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A bout de souffle, les soldes doivent se réinventer

Par Sophie MENSIOR - Le 10 / 08 / 2018
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A bout de souffle, les soldes doivent se réinventer

Les soldes font de moins en moins recette. Cependant les commerçants veulent les sauver, selon l’enquête bilan des soldes d’été 2018 réalisée par l’observatoire économique de la CCI Paris Ile-de-France. Plusieurs pistes de réflexion sont à l’étude.

Les soldes ne représentent plus le rendez-vous incontournable de l’année. Le bilan de l’été 2018 vient encore de le démontrer. La Coupe du Monde de Foot, les ventes privées et la canicule ont eu raison de cette dernière édition. Tels sont les principaux enseignements de l’enquête réalisée par l’Observatoire économique régional (CROCIS) de la CCI Paris Ile-de-France.

En effet, 55 % des commerçants parisiens sont déçus du chiffre d’affaires réalisé pendant l’été 2018, dont le résultat est inférieur à celui de l’été dernier pour la moitié des personnes interrogées.

Concurrence d’Internet


Pour 44 % d’entre eux, le panier moyen du consommateur durant ces soldes d’été est inférieur à celui de l’an dernier. La concurrence d’Internet est pointée du doigt  par 79 % des commerçants, ils n’étaient que 61 % à le penser en 2015. Autres raisons évoquées : la baisse du pouvoir d’achat et le ralentissement des dépenses dans le prêt-à-porter en général.

Une grande majorité des commerçants  est favorable à une limitation des ventes privées et promotions pendant l’année afin de rendre aux soldes leur intérêt pour le consommateur…mais ils restent nombreux à  les utiliser : 62 % d’entre eux ont eu recours à cette pratique cette saison.

L’idée d’une promotion de courte durée, s’inspirant du Black Friday, semble davantage séduire les commerçants. Les mois traditionnellement « creux », comme avril et novembre, seraient privilégiés pour cette opération.

Les commerçants plébiscitent la durée de 4 semaines
 

Par ailleurs, ils se déclarent  favorables à une durée de 4 semaines pour les soldes, jugeant la période de six semaines trop longue. « Les dernières semaines ne sont pas utiles, avec les trois premières, on fait notre chiffre », indique une commerçante.

S’ils souhaitent réformer ce dispositif, la quasi-totalité d’entre eux y reste très attachés : 83 % sont opposés à toute idée de suppression des soldes car selon eux, « c’est un mot qui a encore un impact psychologique », et plus de la moitié estiment qu’elles présentent encore un intérêt face aux promotions et ventes privées : « cela nous permet d’écouler le stock ».

La législation des soldes devrait évoluer prochainement, avec l’examen du projet de loi Pacte par le Parlement prévu en septembre.
 

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