Cession Commerce

A Paris et dans la petite couronne, une offre commerciale dynamique mais disparate

Par Sophie MENSIOR - Le 26 / 04 / 2017
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L'observatoire de la CCI Paris Ile-de-France sur les commerces et services de proximité à Paris et dans la petite couronne met en lumière une offre commerciale dynamique mais disparate, tant d'un point de vue sectoriel que territorial, en phase avec les

L'Observatoire économique régional (CROCIS) de la CCI Paris Ile-de-France vient de publier son étude basée sur les commerces et services de proximité à Paris et dans la petite couronne, parmi les 184 000 recensés en Ile-de-France.

L'étude souligne notamment une hausse du nombre de commerces actifs depuis 2011 (+1,5 %), ils sont 108 000 en 2014.  D'un point de vue sectoriel, elle constate qu'un commerce ou service de proximité sur trois a changé d'exploitation depuis 2011, avec des taux plus élévés pour le Val-de-Marne et la Seine Saint-Denis. Elle souligne également la stabilité de la part du commerce alimentaire, la concentration des commerces du secteur de la culture et des loisirs sur Paris, ainsi que la progression des CHR et du commerce en lien avec les services à la personne.

Elle signale, par ailleurs, un taux de vacance commerciale en légère hausse sur Paris et la petite couronne, atteignent 12,5 % en 2014 ainsi que de fortes disparités entre les communes.
Deux principaux facteurs permettent d'expliquer ce constat. D'une part, plus la concentration des emplois est élevée, plus la densité de commerces est importante (Saint-Denis, Montreuil, Levallois-Perret...). D'autre part, plus le revenu des habitants est élévé, plus le nombre de commerces est important (Sceaux, Neuilly-sur-Seine, Nogent-sur-Marne..) et plus la vacance faiblit.

L'offre commerciale reflète les nouvelles tendances en matière de consommation : ainsi l'étude met en exergue des modes de consommation liés à l'avènement de l'économie numérique. En outre, elle constate une forte augmentation des services "soins du corps", une explosion des services aux ménages, l'apparition de commerces se positionnant sur de nouveaux machés comme la cigarette électronique, mais aussi la hausse du nombre de concessionnaires de deux-roues, ou encore une augmentation du nombre de magasins de chaussures et de prêt-à-porter pour homme.

Le commerce alimentaire s'adapte lui aussi, avec l'augmentation de la restauration rapide et des traiteurs asiatiques, le développement des "happy hours" ou encore celui des commerces bio. A contrario, l'étude souligne la baisse des commerces alimentaires dits traditionnels : boucheries, fromageries, épiceries...





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