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Cession-transmission de PME : des formes multiples

Par Sophie MENSIOR - Le 17 / 04 / 2015
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Cession-transmission de PME : des formes multiples

Les opérations de cession transmission de PME s'avèrent beaucoup plus nombreuses que les estimations généralement admises : 12 315 opérations ont dénombrées en 2010, selon l'enquête de BPCE L'Observatoire, qui a procédé à une radiographie de ce phénomène.

La cession et la reprise d'entreprise font l'objet d'études...Après la Société Générale et CCI-Entreprendre, c'est maintenant BPCE L'Observatoire qui vient de se pencher sur les opérations de cessions-transmission de PME. Plutôt qu'une estimation à partir de données globales, les économistes du groupe bancaire ont voulu procéder au comptage réel des opérations. Ainsi sont dénombrées 12 315 cessions en 2010, soit 5,9 % des PME et ETI françaises, ce qui selon l'étude est "très au delà des estimations communément admises."

L'étude montre que la cession-tranmission n'est pas principalement une opération de vente ou de transfert à titre gratuit d'une entreprise à l'occasion de la fin d'activité professionnelle de son dirigeant propriétaire. Elle n'est pas non plus majoritairement déterminée par l'âge et elle prend des formes multiples au-delà de la cession pure. Ainsi 58 % des opérations interviennent après 55 ans.
De même, les opérations menées via des holdings ou un changement d'actionnaire représentent 34 % des cessions-transmissions.

Trois univers, deux générations
Selon les auteurs de l'étude, 3 univers se juxtaposent : les passages de relais en vue de la retraite, mais aussi les ventes en vue d'une réorientation en cours de vie active ou d'une valorisation du capital professionnel et enfin des opérations techniques, telles la création d'un holding ou l'ajustement du portefeuille d'activités. A ces 3 univers se superposent 2 générations. Celle des sexagénaires, très souvent des "techniciens" créateurs de leur entreprise, et celle des trentenaires et quadragénéraires,- plus souvent des repreneurs-, sensible aux opportunités financières.

BPCE L'Observatoire également note que les intentions de cession sont très supérieures aux opérations effectives : 14 000 à 20000 intentions de cession ont été exprimées dans l'enquête par les dirigeants alors qu'il s'est opéré 12 000 cessions effectives. Ce décalage conduit à un vieillissement de la population des dirigeants, qui pose pour les auteurs de l'étude, " avant tout un problème de vitalité du tissu économique français, donc de compétitivité et de croissance."


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