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Coiffure : des propositions pour sortir de la crise

Par Sophie MENSIOR - Le 17 / 10 / 2016
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Coiffure : des propositions pour sortir de la crise

Malgré les difficultés, la coiffure veut s'en sortir. Le CNEC (Conseil national des entreprises de coiffure) formule 8 propositions pour donner au secteur un nouvel élan.

En 2010, un Français s'est rendu en moyenne 4,5 fois dans un salon de coiffure contre 6 fois avant 2008. En 2012, cette moyenne est vraisemblablement tombée à 4 fois, voire un peu moins. En conséquence, le chiffre d'affaires de la profession se contracte depuis 2009 après avoir stagné en 2008. Tel est le constat d'une étude sectorielle sur la coiffure publiée par le CNEC (Conseil national de la coiffure) et le cabinet d'études économiques Asterès.

Pour le CNEC, la crise ne doit pas être une fatalité et le secteur veut mettre en oeuvre tout son potentiel économique et social pour en sortir. Car il ressort de l'étude que le secteur dispose d'un réservoir de valeur ajoutée "réelle" et donc de croissance et d'emplois. Il ressort également que la coiffure  peut être une "véritable tête de pont" en matière d'emploi, mais également un ascenseur social pour des jeunes peu qualifiés.

Pour sortir de la crise, l'étude formule 8 propositions qui concernent aussi bien les stratégies des entreprises que les politiques publiques.

Pour les entreprises, il s'agit d'opérer une montée en gamme des services de coiffure pour soutenir la progression des prix, d'améliorer "la valeur ajoutée perçue" pour justifier le niveau des prix, de diversifier l'offre de services dans les salons de coiffure vers les segments de la beauté et du bien-être. Autre piste : développer une différenciation des prix en fonction des horaires pour mieux gérer l'irrégularité de l'activité au cours d'une journée ou d'une semaine.

Du côté des politiques publiques, l'étude propose d'alléger les charges patronales pour promouvoir l'emploi, d'adapter la formation en coiffure pour soutenir l'évolution professionnelle des salariés au cours de leur carrière mais également d'ouvrir une école française de coiffure à rayonnement international. Enfin il s'agit d'améliorer la représentativité du secteur pour mieux défendre ses intérêts.

Ces propositions pourraient permettre à la coiffure de retrouver un nouveau souffle.  Avec plus de 70 000 établissements et près de 160 000 actifs, elle constitue le 2ème secteur de l'artisanat. En 2010, les services de coiffure ont généré un CA de 5,9 milliards d'euros, soit près de 84 000 euros en moyenne par établissement et 36 900 € par actif occupé.




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