Cession Commerce

Coiffure : le taux de reprise augmente avec la taille des unités urbaines

Par Sophie MENSIOR - Le 17 / 10 / 2016
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Avec près de 66 000 activités de coiffure et des nouvelles immatriculations proches de 7 000 en 2008, le secteur de la coiffure est particulièrement dynamique. Ces 30 dernières années, la profession a connu un profond renouvellement  ainsi qu'un développement de nouveaux types d'offres et de formats d'entreprises. Pour en savoir plus sur ces évolutions, la Fédération Nationale de la coiffure a mené une étude en novembre 2008. En voici les principales conclusions :
Portrait robot du créateur/repreneur. Il s'agit d'une femme (dans 83 % des cas) de 34 ans en moyenne. 75 % détiennent le Brevet Professionnel et 15 % le CAP, 76 % ont été formés par la filière apprentissage et 17 % par la voie scolaire. L'installation est très majoritairement le fait d'anciens salariés et intervient après une expérience moyenne de 14 ans dans le secteur.
Processus d'installation. Le choix du local ou de l'activité obéit en premier lieu à un impératif personnel du dirigeant : la proximité de son domicile, même si le choix de l'emplacement reste prépondérant pour les franchisés. Les coûts d'installation : 5 200 euros pour la coiffure à domicile, 52 000 euros pour les salons indépendants et 111 000 euros pour les salons franchisés. Le financement : le montant des emprunts bancaires est de 80 % environ du coût d'installation et la durée moyenne de remboursement est de 7 ans. 45 % d'entre eux déclarent avoir bénéficié d'une aide publique (Accre et prêts à la création d'entreprise).
Modalités d'organisation. La majorité des jeunes entreprises est constituée sous forme d'entreprise individuelle, à l'exception des salons franchisés, qui privilégient le statut de société, mais il n'y a pas de différence sur ce thème entre la création et la reprise.  
Reprise. Le taux de reprise augmente avec la taille des unités urbaines. En effet, la reprise en zone rurale est plus faible, et plus souvent expliquée par des raisons opportunistes, alors que dans les aires de plus de 100 000 habitants, la décision de reprendre se fait sur la base de raisons économiques.

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