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Comment les femmes entreprennent en Europe

Par Sophie MENSIOR - Le 02 / 10 / 2019
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Comment les femmes entreprennent en Europe

Une étude de la Caisse d’Epargne « Femmes et business en Europe » analyse les ressorts de l’entrepreneuriat féminin dans 5 pays européens. Motivation, mode opératoire et financement diffèrent selon les pays.

Qu’est-ce qui pousse les femmes à entreprendre ? La Caisse d’Epargne a cherché à le savoir, à travers une étude menée pour la première fois au niveau européen (Allemagne, France, Italie, Royaume-Uni, Suède), auprès d’un panel de femmes…et d’hommes entrepreneurs (hors microentreprises).

Chez les entrepreneures françaises, la création d’entreprise est un choix pour 81 % d’entre elles plutôt qu’une obligation subie. En Italie, elles ne sont plus que 64 % à faire ce choix.

Pour 40 % des femmes françaises, cette décision est motivée par le fait de ne plus avoir de chef et de prendre en main son destin professionnel. Chez les Suédoises, la motivation principale est de concrétiser un projet.

Le déclic pour entreprendre

Quel est le déclic pour entreprendre ? Pour 31 % des françaises, il s’agit surtout d’un évènement professionnel (licenciement, mobilité…), seulement 10 % d’entre elles citent une rencontre avec un réseau d’accompagnement contre 21 % au Royaume-Uni. De façon générale, les évènements personnels (mariage, divorce, décès.) sont beaucoup moins déterminants pour les Françaises que pour leurs consœurs européennes, notamment les italiennes.

Quant au choix de créer ou reprendre lorsqu’elles se lancent, les Françaises sont beaucoup plus nombreuses à reprendre une entreprise que leurs consœurs européennes. « Les femmes françaises ont bien compris l’intérêt de la reprise », commente Florent Lamoureux, directeur de programmes à la Caisse d’épargne. De leur côté, les italiennes sont plus habituées à la reprise d’entreprises familiales, une pratique peu répandue en Suède.

En termes de croissance, les françaises ont du mal à faire grandir leur entreprise, 61 % des entrepreneures n’ont pas de salarié (contre 55 % des hommes). Il s’agit du taux le plus élevé parmi les 5 pays. Elles sont prudentes en matière d’embauche, leurs intentions de recruter sont très faibles, bien en deçà de celles des hommes français…

Les femmes moins confiantes que les hommes

Chez les femmes, la confiance joue un rôle capital…Dans ce domaine, l’écart se révèle important entre hommes et femmes : 58 % des français avaient confiance au démarrage de l’entreprise, un score qui tombe à 41 % chez les françaises.

Si partout en Europe, l’apport personnel est considéré comme la première source de financement, les françaises sont de loin les plus nombreuses à recourir à l’emprunt bancaire (56 %), trois fois plus que les britanniques et deux fois plus que les allemandes.

S’il y a encore beaucoup de freins à lever, l’étude se termine par une note positive : les femmes entrepreneures sont heureuses !  

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