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De nouvelles aides pour les cafés-hôtels-restaurants

De nouvelles aides pour les cafés-hôtels-restaurants

Le Premier ministre Jean Castex a présenté deux nouvelles mesures pour aider les entreprises les plus affectées par les restrictions sanitaires. Par ailleurs, les fédérations professionnelles ont annoncé une augmentation moyenne de la grille salariale de plus de 16 %.

Par Sophie MENSIOR - le 19/01/22

Ils avaient demandé, début janvier, une réactivation des aides, en raison des nouvelles mesures prises pour limiter la propagation du variant Omicron (3 jours de télétravail, consommation debout interdite dans les cafés, bars, restaurant…). Les professionnels de l’hôtellerie-restauration ont été entendus.

Lors d’un déplacement dans un établissement parisien, mardi 18 janvier, le Premier ministre Jean Castex, a annoncé de nouvelles mesures de soutien pour le secteur de l’hôtellerie-cafés-restauration.

Pour les entreprises de moins de 250 salariés, qui sont affectées par ces mesures et perdraient non plus 50, mais 30 % de leur chiffre d’affaires sur les mois de décembre et de janvier, va être mis en place une aide « exceptionnelle » au paiement de leurs cotisations salariales, d’un montant égal à 20 % de leur masse salariale.

Cette concernera particulièrement les entreprises de l’hôtellerie, cafés et restauration mais aussi les traiteurs et le secteur de l’évènementiel.

Rendre la branche attractive

La deuxième mesure concerne les entreprises les plus affectées, notamment les traiteurs et les entreprises de l’événementiel, qui perdent plus de 65 % de leur chiffre d’affaires. Outre les mesures déjà annoncées, l’activité partielle avec un reste à charge zéro, et une aide dite aux coûts fixes, des exonérations de charges patronales et des aides au paiement des cotisations salariales de 20 % vont être réactivées pour les mois de décembre et janvier.

Jean Castex a également évoqué les négociations engagées par les fédérations professionnelles afin d’augmenter l’attractivité de la branche, notamment par des revalorisations de salaires. Un grand nombre d’emplois étant non pourvus dans ces secteurs. Un accord vient d’être signé, qui doit se traduire par une augmentation moyenne sur l’ensemble de la grille de plus de 16 %. Un effort particulier a été fait sur les bas salaires avec un minima, qui sera désormais supérieur de 5 % au SMIC, soit une augmentation de plus de 1 000 euros bruts par an.

Au programme des prochaines discussions : les conditions de travail, le travail le week-end, les horaires discontinus, l’égalité femmes-hommes, la rémunération des heures supplémentaires…