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Défaillances d’entreprises : les TPE toujours en difficulté

Par Sophie MENSIOR - Le 26 / 04 / 2017
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63 081 entreprises ont défailli en 2015, soit une hausse de +0,8 % par rapport à 2014. La situation est difficile pour les petites entreprises, notamment dans le commerce de détail, restauration et soins de beauté.

Si elle se présentait sous de bons auspices (portée un très bon mois de décembre 2014),  l’année 2015 s’est moins bien terminée avec une hausse de +1,6 % au dernier trimestre avec 15 914 défaillances d’entreprises.

Sur l’ensemble de l’année, le volume des ouvertures est resté bloqué sur le seuil des 63 000. Plus exactement, les tribunaux ont prononcé 63 081 jugements, soit une hausse de +0,8 % par rapport à 2014. Parmi celles -ci : 1 533 procédures de sauvegarde (-5,4 %), 18 370 redressements judiciaires (+1,5 %) et 43 178 liquidations judiciaires directes (+0,7 %). Tel est le bilan des défaillances d’entreprises présenté par Altares Marketing.

Les difficultés se sont principalement concentrées sur les petites entreprises en cette fin d’année, essentiellement sur celles à destination des particuliers, telles que le commerce de détail, la restauration et les soins de beauté.
Si la sinistralité des petites entreprises avait reculé au printemps et à l’été dernier, le dernier trimestre a refroidi l’enthousiasme, le nombre d’ouvertures de procédures collectives sur des entreprises de moins de 3 salariés a augmenté de 3 %.

En revanche, les PME davantage orientés  B to B s’avèrent  moins vulnérables au fil des mois.  La reprise est visible pour les entreprises de plus de 20 salariés, avec une baisse de plus de 5 % du nombre des défaillances, dont un recul de 12 % sur les sociétés de plus de 20 salariés. « 406 PME de plus de 50 salariés ont connu la défaillance : c’est non seulement un nombre au plus bas depuis 2008 mais aussi une valeur comparable aux moyennes d’avant crise », indique Thierry Million, directeur des études d’Altares.

Un problème de prévention  des risques


Les trois quarts des liquidations directes, près de 33 000, concernent des entreprises de moins de trois salariés. « Ces microentreprises manquent généralement de visibilité sur leur business moyen terme, et quelques fois à court terme, les rendant, par manque de trésorerie, très vulnérable aux fluctuations d’activité. Dans 74 % des cas, le tribunal doit prononcer la liquidation. Ce taux décroit ensuite lorsque la taille de l’entreprise augmente », indique Altares Marketing. Les PME et ETI étant davantage armées pour piloter leur exploitation et prévenir au plus tôt les difficultés.

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