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Des performances maussades pour l'hôtellerie en juillet

Par Sophie MENSIOR - Le 17 / 10 / 2016
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Des performances maussades pour l'hôtellerie en juillet

A l'image de la météo, le climat a été morose pour l'hôtellerie française en juillet. Particulièrement pour les segments économiques et super-économiques, selon l'étude d'In Extenso sur les performances hôtelières en France

Comme l'an passé, l'hôtellerie de luxe a du, en raison du Ramadan, se passer des clients moyen-orientaux en juillet. Pour cette catégorie, qui concerne moins de 1 % des hôtels français, les taux d'occupation ont malgré tout progressé. Mais les suites de prestige étant moins vendues, les prix moyens ont été pénalisés.  C'est le constat de l'étude In Extenso sur les performances hôtelières en France pour le mois de juillet 2014, publiée sur le site du Synhorcat.

De façon plus générale, les performances de l'hôtellerie sont restées maussades au cours de ce mois, particulièrement sur les segments économiques et super-économiques. Même s'il reste supérieur à 80 %, le taux d'occupation des hôtels économiques parisiens a chuté de 4 % par rapport à juillet 2013. Une partie de la clientèle semble avoir favorisé les hôtels de même catégorie en périphérie de la capitale, nettement moins chers.

Ce phénomène se retrouve dans l'hôtellerie littorale, où les établisssements économiques ont revu leurs tarifs à la baisse, parfois en raison d'une météo, qui ne les a pas vraiment aidés. En province, ces segments continuent de faire grise mine, tant au niveau du taux d'occupation que la recette moyenne chambre : la chute du RevPar (revenu moyen par chambre disponible) a dépassé 5 % en juillet.

Sur le pôle Aix-Marseille, les taux d'occupation sont également en fort recul, mais ils se comparent aux "excellentes performances" réalisées en juillet 2013 alors que Marseille était capitale européenne de la culture. A noter qu'Avignon, malgré les menaces qui ont pesé sur l'organisation de son Festival, a comme chaque année contribué à la bonne tenue des taux d'occupation hôteliers en juillet (plus de 85 % en moyenne).

Avec ces nouveaux résultats, la reprise espérée par les hôteliers français depuis quelques mois n'est toujours pas au rendez-vous. A l'heure de la rentrée, seule une recrudescence de l'activité en septembre-octobre serait de nature à inverser la tendance.


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