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Dialogue de sourds entre les taxis et le gouvernement

Par Sophie MENSIOR - Le 17 / 10 / 2016
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Alors que l'on pensait que les taxis avaient obtenu gain de cause à la suite de la décision, annoncée mercredi soir, du gouvernement de ne pas reprendre la proposition de la commission Attali qui prônait la fin du numerus clausus, nouveau rebondissement hier avec la déclaration du porte-parole de la présidence, David Martinon : "Il ne s'agit pas de déréglementer la profession, mais de moderniser une réglementation qui ne donne plus satisfaction.” Le président de la République entend, en outre, s'appuyer sur les préconisations dudit rapport, ainsi que sur les propositions des professionnels, pour y parvenir. Le problème est qu'à la Fédération nationale des artisans du taxi (FNAT), il n'est pas question que ce rapport serve de base de travail...

Soucieux de ménager une partie de son électorat en vue des prochains scrutins, l'Élysée a programmé une réunion de travail dans les deux mois à venir afin "d'arrêter définitivement les modalités de la réforme attendue" justifiant ce délai par la prochaine livraison d'un rapport, encore un, réalisé par le préfet Pierre Chassigneux, sur le métier de taxi. Toujours dans un souci d'apaisement, Jacques Attali a, pour sa part, regretté la “caricaturisation” de ses préconisations en expliquant que l'idée était d'offrir des licences "temporaires", qui ne pourraient pas être revendues ou données, aux 6 500 chauffeurs parisiens en attente : "Cela veut dire que nous augmentons le nombre de taxis, sans diminuer la valeur des licences, c'est-à-dire sans réduire les retraites des autres chauffeurs." À suivre...

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