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Eté 2015 : l'impact du tourisme low-cost se fait sentir

Par Sophie MENSIOR - Le 26 / 04 / 2017
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Eté 2015 :  l'impact du tourisme low-cost se fait sentir

Le nombre de vacanciers est en hausse mais les professionnels de l'hôtellerie-restauration du GNI (Groupement national des indépendants) déplorent un tourisme low-cost, qui pénalise en particulier cafés et restaurants.

Quel bilan tirer de la saison estivale 2015 ? Les professionnels de l'hôtellerie et de la restauration du GNI, organisation professionnelle indépendante, en font une analyse mitigée. Dans leur grande majorité, les hôteliers constatent un taux d'occupation en hausse par rapport à 2014 mais ressentent les effets de la crise sur les prix, tirés à la baisse.

L'hôtellerie tire son épingle du jeu
L'année 2015 sera meilleure que 2014, selon les premiers chiffres de fréquentation communiqués par les adhérents du GNI. Favorisés par une météo clémente, les taux d'occupation semblent dépasser les 70 % dans les zones côtières et les 60 % dans les zones de montagne et de lacs, retrouvant ainsi leurs niveaux de 2012 et  2013.
Un certain nombre de professionnels implantés dans les zones touristiques de France constatent la montée en puissance de la concurrence des plates-formes d'intermédiation entre particuliers (type Airbnb), qui tire les prix vers le bas.
A taux d'occupation comparable, les hôteliers estiment subir, selon leur implantation une érosion entre 2 et 5 % de leurs marges.
Deux points sont à  noter : l'hôtellerie de plein air enregistrerait une hausse notable de son activité et la Corse voit sa fréquentation baisser...

Cafés et restaurants impactés par la crise
La hausse des touristes estivaux ne semble pas avoir profité aux cafés et restaurants. Les dépenses de consommation sont très refléchies et laissent présager un bilan négatif pour ce secteur. Qu'ils se situent sur les côtes, à la montagne ou encore à la campagne, les cafetiers et restaurateurs constatent, selon les établissements, stagnation ou baisse de leurs CA dans une fourchette allant de - 2 % dans les zones qui résistent , à -10 % dans les aires privilégiées par les vacanciers français, qui doivent composer avec des budgets restreints.

Paris broie du noir
Quant à la capitale, elle a connu un été particulièrement morose. Tous les professionnels du secteur pointent une baisse de leur chiffre d'affaires. Les hôteliers constatent une érosion de -2 à -5 %, avec une défection de la clientèle familiale. Les restaurateurs voient leur ticket moyen baisser. Quant aux cafetiers, malgré les beaux jours de juillet et d'août, ils déplorent un manque à gagner souvent supérieur à -10 %.
Pour le GNI,  " la situation est critique pour la ville des lumières devenue, en quelques années, le terrain de prédilection d'Airbnb, qui menace désormais clairement ce pan stratégique de l'économie parisienne".


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