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Faire ses courses : un moment agréable pour 30 % de la population

Par Sophie MENSIOR - Le 17 / 04 / 2015
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Faire ses courses : un moment agréable pour 30 % de la population

Entre 1974 et 2010, la durée moyenne consacrée aux courses est restée stable , soit 2h41 minutes par semaine. Pour les femmes et les cadres, elles représentent plus souvent une corvée que pour les hommes et les ouvriers.

Comment a évolué la façon de faire ses courses ? L'Insee s'est penché sur ce sujet, sur la période 1974-2010. Hors trajets, la durée moyenne des courses (produits du quotidien, achats de biens durables, vestimentaires, biens culturels)  est restée stable depuis 1974 et mobilise 23 minutes par jour en 2010, soit 2 heures et 41 minutes par semaine.

Elles représentent 11 % du temps occupé par les activités domestiques au sein de la population urbaine de 18 ans ou plus.
En 35 ans, les écarts entre hommes et femmes se sont réduits : la durée hebdomadaire moyenne a diminué de 28 minutes pour les femmes et augmenté de 21 minutes pour les hommes.

Pour effectuer ses courses, la part des trajets à pied, majoritaires en 1974 a fortement diminué en 2010 au profit des déplacements en voitutre. Cette évolution est liée à l'essor des courses réalisées dans les grandes surfaces, situées majoritairement à la périphérie des villes : elles concentrent en 2010 les trois quarts des dépenses alimentaires. En 1974 comme en 2010, les déplacements à pied sont reservés aux courses de proximité de moins de 10 minutes.
Les horaires pratiqués pour faire les courses sont davantage étalés dans la journée, même le week-end. En 2010, la durée moyenne des courses du samedi est de 88 minutes contre 68 minutes en 1974.

Les courses du dimanche, sujet d'actualité s'il en est, sont toujours les moins longues mais entre 1974 et 2010, leur durée est passée de 40 à 62 minutes pour ceux qui les pratiquent. En 1974, faire des courses le dimanche était relativement plus fréquent pour les artisans, commerçants et ouvriers. Depuis 1998, professions intermédiaires, cadres et professions intellectuelles supérieures sont désormais surreprésentés le dimanche.

Une activité plus ou moins appréciée
En 2010, pour la moitité de la population urbaine de 18 ans ou plus, faire ses courses n'est pas une obligation gênante. Un cinquième de la population estime cependant que c'est une corvée et 30 % trouvent au contraire que c'est un moment agréable.

Pour les femmes et pour les cadres, elles représentent plus souvent une corvée que pour les hommes et les ouvriers. Pour les retraités, les personnes peu diplômées ou encore les ménages sans enfant, il s'agit d'un moment plutôt agréable.

Quant aux courses du quotidien sur Internet, elles sont surtout pratiquées par les jeunes et les catégories aisées.



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