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Financement : un accès au crédit toujours compliqué

Par Sophie MENSIOR - Le 26 / 04 / 2017
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Financement : un accès au crédit toujours compliqué

Depuis 7 ans, KPMG et la CGPME analysent, par le biais d'un baromètre, la relation des chefs d’entreprise à l’investissement et leur accès au crédit. Décryptage de la 27ème édition.

Les études se suivent mais ne ressemblent pas…forcément ! Celle de Bpifrance met l’accent sur le retour de l’optimisme dans les PME, (les TPE l’étant moins), le baromètre KPMG-CGPME, mis en place il y a 7 ans,  se consacre au financement et à l’accès au crédit. Et met en exergue les difficultés auxquelles sont confrontés les dirigeants de ces entreprises depuis 2009. Notamment la baisse du chiffre d’affaires et les hausses des coûts ou prix des fournisseurs.

Dans le dernier baromètre, celles-ci concernent une proportion similaire de chefs d’entreprise tandis que les problèmes de trésorerie et de financement se situent à un taux plancher (23 %, -3 points depuis septembre 2015 et -7 points depuis mai 2015). Les problèmes de trésorerie ou de financements concernant environ 30 % des PME.

Des besoins en financement d’investissement plus importants


En moyenne sur l’ensemble des vagues réalisées, 65 % des chefs d’entreprise expriment au moins un besoin de financement, avec des scores souvent plus élevés au mois de septembre (à l’exception de septembre 2010) et un niveau record en mars 2015 (74 %). Lors de cette 27ème vague, 61 % des dirigeants déclarent avoir au moins un souhait de financement, en recul de 10 points en 4 mois.

Les chefs d’entreprise désirant un crédit d’exploitation sont généralement légèrement moins nombreux que ceux envisageant un recours au prêt pour investir. Néanmoins sur certaines périodes, la nécessité d’assurer sa trésorerie domine par rapport à celle de capitaliser sur son activité.

Parmi les PME ayant l’intention de réaliser des investissements, une proportion accrue souhaite recourir au crédit pour remplacer ou entretenir leurs équipements, matériels ou locaux. La perspective de réaliser des innovations est en revanche en légère baisse.

Garanties supplémentaires et co-financement


Quant à l’autocensure en matière de recours au crédit bancaire, elle était  particulièrement élevée en 2009-2101 (avec des scores de 40 à 48 %), puis s’est ensuite nettement réduite jusqu’en mars 2012 pour se stabiliser autour de 35 %. Elle semble encore se réduire depuis 6 mois : 29 % disaient s’être limités dans leurs demandes en mai 2015, 32 % en septembre 2015 et 28 % en janvier 2016.

Par ailleurs, 7 chefs d’entreprise sur 10 déclarent avoir fait l’objet d’au moins une mesure de durcissement d’accès au crédit de la part de la leur banque.

Les demandes de garanties supplémentaires  figurent aussi parmi les mesures de restriction les plus employées par les banques (38 % en moyenne). Elle est en baisse en janvier 2016 (30 %, -8 points en trois mois).

En parallèle, un tiers des chefs d’entreprises environ soulignent l’exigence de co-financement par leurs banques, cette pratique  s’étant particulièrement appliquée de septembre 2009 à juin 2010, à l’instar des demandes de garanties, qui reculent depuis 2014.

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