Cession Commerce

Hausse du prix des cigarettes de 6 %

Par Sophie MENSIOR - Le 17 / 10 / 2016
Suivre sur Twitter

Hausse du prix des cigarettes de 6 %

Pour la troisième année consécutive, les cigarettes voient leur prix augmenter à l'automne. Cette hausse, annoncée par François Fillon dans le cadre du plan anti-déficit du gouvernement, doit rapporter 600 millions d'euros à l'Etat en un an.

A partir du lundi 17 octobre, les paquets de cigarettes vont coûter en moyenne 30 centimes de plus. Cette hausse de 6 % voulue par le gouvernement, devrait rapporter 600 millions d'euros en un an à l'Etat.
Avec cette augmentation, les fumeurs ne devraient plus trouver un paquet à moins de 5,70 euros chez leur buraliste. Le gouvernement a autorisé les fabricants à revoir leurs tarifs, anticipant une hausse des minimas de perception qui doit être votée par le Parlement dans la loi de financement de la Sécurité Sociale.

Cette hausse avait en effet été annoncée par le Premier ministre François Fillon fin août,
lors de la présentation du plan anti-déficit du gouvernement. Elle devrait rapporter 90 millions d'euros cette année et 600 millions d'euros en année pleine.

Ce sont les taxes qui constituent 80 % du prix d'un paquet de cigarettes. L'essentiel (plus de 10 milliards d'euros en 2010) va dans les caisses de la Sécurité sociale. Le premier ministre a également annoncé une hausse de 6 % en 2012, sans préciser la date. C'est la troisième année consécutive que les cigarettes augmentent à l'automne (30 centimes par paquet), une hausse largement supérieure à l'inflation. Pour autant, les ventes n'ont jamais baissé jusqu'ici dans les mêmes proportions.

Ainsi il s'est vendu 54,79 milliards de cigarettes en 2010 contre 54,98  en 2009, soit un léger repli de 0,3 %. Dans le même temps, le volume de tabac à rouler a augmenté de +4,7 %. En valeur, du fait des précédentes hausses de prix, le marché est en augmentation d'environ 5 %. Une croissance que se partagent l'Etat (près de 13 milliards d'euros en 2010, dont 2,5 au titre de la TVA), les buralistes (8,2 %), et les fabricants et distributeurs (11,8 %).

De leur côté, les buralistes ont rappellé qu'une forte augmentation a des effets sur les ventes dans les bureaux de tabac, sans pour autant faire baisser la consommation puisqu'elle incite les fumeurs à s'approvisionner à l'étranger ou auprès des revendeurs à la sauvette. Ce qui pénalise plus particulièrement les commerces frontaliers et qui donne lieu à des compensations financières de l'Etat vers les buralistes. Un rapport parlementaire , remis début octobre à la ministre du budget, recommande de "faire converger les prix des tabacs en France et dans les Etats voisins" mais aussi "d'engager une réflexion sur la fiscalité des tabacs à rouler" pour "contrecarrer l'effet de substitution à chaque hausse du prix des cigarettes".

< Retour à la liste

Ces pages pourraient vous intéresser :

>Actualité
Magazine l'argus des commerces et des entreprises