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Hôtellerie : la décision de l'Autorité de la concurence contre Booking.com desserre l'étau

Par Sophie MENSIOR - Le 26 / 04 / 2017
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Hôtellerie : la décision de l'Autorité de la concurence contre Booking.com desserre l'étau

L'Autorité de la concurrence obtient de Booking.com des engagements pour stimuler la concurrence entre plateformes de réservation en ligne et redonner aux hôtels davantage de liberté en matière commerciale et tarifaire.

L'Autorité de la concurrence vient de rendre publique sa décision, qui fait suite à la saisine des principaux syndicats hôteliers français et du groupe Accor contre Booking.com, Expedia, et HRS pour dénoncer leurs pratiques anti-concurrentielles et abusives.

Pour l'Umih (Union des métiers et des industries de l'hôtellerie) :" Si la décision de l'Autorité n'est qu'une étape puisqu'elle ne règle pas dans son ensemble la relation existante entre l'hôtelier et les agences en ligne, elle garantit désormais au consommateur de trouver le meilleur prix chez l'hôtelier et dessere le carcan imposé à l'hôtellerie."

Après une procédure longue de près de 2 ans, les engagements de Booking.com, arrêtés par l'Autorité de la concurrence applicables le 1er juillet prochain répondent en partie aux préoccupations des hôteliers, qui retrouvent une certaine liberté commerciale et tarifaire et garantissent au consommateur de trouver toujours le meilleur prix en passant directement par l'hôtelier.

Ces engagements, pris pour 5 ans, entreront en vigueur dès le 1er juillet 2015 avec un point d'étape prévu fin 2016.

"Aujourd'hui, une étape importante pour l'hôtellerie française a été franchie. L'Autorité acte que le consommateur trouvera toujours le meilleur prix en s'adressant à l'hôtelier. Un travail de pédagogie doit maintenant être mené auprès du consommateur pour créer le réflexe "Mon hôtel, j'appelle". Ces engagements produiront leurs effets si les autres centrales de réservation à savoir Expedia et HRS s'engagent dans ce sens. Notre combat continue, toujours pour une plus grande transparence, pour faire inscrire définitivement dans la  loi le contrat de mandat", déclarent Roland Heguy, président confédéral de l'Umih et Jacques Barré, président du GNC.

Pour d'autres syndicats, comme le GNI, le sentiment est plus nuancé : "Le compte n'y est  toujours pas, tant que pour les consommateurs que pour les hôteliers", indique l'organisation professionnelle dans un communiqué. Pour le GNI , "cette décision tend à faire croire que les hôteliers ont retrouvé leur liberté commerciale et tarifaire. Or il n'en est rien".  Elle compte bien continuer le combat tant devant l'Autorité de la concurrence que devant le tribunal de commerce de Paris, où le "GNI est intervenu au soutien des demandes du ministre de l'Economie, visant à obtenir la nullité des clauses de parité tarifaire, de disponibilités et organisant la mainmise de Booking.com sur les marques des hôtels."



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