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Hôtellerie-restauration : les professionnels demandent la réactivation des aides

Hôtellerie-restauration : les professionnels demandent la réactivation des aides

 

Estimant que les nouvelles mesures destinées à limiter la propagation du virus sont de nature à réduire leur activité, les organisations professionnelles de l’hôtellerie-restauration demandent une réactivation des mesures d’accompagnement économique.

Par Sophie MENSIOR - le 06/01/22

Dans le but de limiter la propagation du variant Omicron, de nouvelles mesures ont été annoncées à partir du 3 janvier 2022, et pour une durée de 3 semaines.

En voici la teneur :  prolongement de la fermeture des discothèques, consommation debout interdite dans les cafés, bars, restaurants, limitation des grands rassemblements à 2 000 personnes en intérieur et 5 000 personnes en extérieur, annulation de toutes les cérémonies de vœux en janvier et télétravail obligatoire 3 jours minimum pour tous les salariés pour lesquels cela est possible.

Pour les organisations professionnelles du secteur de l’hôtellerie-restauration (GNI, UMIH, GNC et SNRTC) «  toutes ces nouvelles mesures réduisent l’activité de nos professionnels à peau de chagrin et restreignent toujours plus leurs conditions pour travailler et vivre de son travail ».

A toutes ces mesures sanitaires devrait venir s’ajouter, à partir du 15 janvier 2022, la mise en place du pass vaccinal. Si les professionnels le comprennent comme une possibilité de continuer à travailler et à rester ouverts, ils estiment que «  cela constitue néanmoins une énième restriction en réduisant leur potentielle clientèle ».

Des difficultés pour rembourser le PGE

Dans ces conditions, les organisations professionnelles demandent « d’urgence la réactivation de l’accompagnement économique pour toutes les entreprises pour décembre 2021 et janvier 2022 et tout le temps des restrictions imposées ».

A savoir le rétablissement du fonds de solidarité dans les conditions de novembre 2020 et l’aide « coûts fixes » notamment pour les plus gros établissements, le retour de l’activité partielle « covid-19 » sans reste à charge ainsi que des exonérations des charges sociales sur les salaires et une aide au paiement des cotisations.

Ces organisations rappellent également combien il va être difficile pour de nombreux professionnels de rembourser, à compter de mars 2022, leur PGE (Prêt garanti par l’Etat) dans les conditions économiques actuelles. « De nouvelles mesures devront être annoncées d’urgence par le gouvernement », estiment-t-elles dans un communiqué commun.