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Hôtellerie : un marché contrasté en 2012

Par Sophie MENSIOR - Le 17 / 10 / 2016
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Hôtellerie : un marché contrasté en 2012

En 2012, Paris et la Côte d'Azur ont plutôt bien tiré leur épingle du jeu. Davantage tournée vers la clientèle d'affaires française, l'hôtellerie en régions, a subi de plein fouet le contexte économique morose, selon l'étude d'In Extenso Deloitte.

Une situation contastée. C'est ainsi qu'In Extenso-Deloitte décrit  le marché de l'hôtellerie en 2012. Les établissements haut de gamme et de grand luxe affichent des chiffres d'affaires hébergement en progression  respectivement de 2 et 4 %. En revanche, pour les catégories super-économique et milieu de gamme, le chiffre d'affaires hébergement stagne, il est même en recul pour l'entrée de gamme.

Paris se défend bien, avec des chiffres d'affaires hébergement en nette progression. La croissance du RevPar (Revenu par chambre disponible) s'échelonne de 3 à 6 %. Selon l'étude d'In Extenso-Deloitte, " ce sont les prix moyens qui tirent le chiffre d'affaires vers le haut mais les niveaux d'occupation sont tellement élevés que les marges de progression sont réduites". La diversité du mix clientèle et son internationalisation ont permis à la capitale d'échapper à la morosité économique nationale.

La Côte d'Azur affiche également un bon bilan. Les chiffres d'affaires hébergement y sont en progression de 5 % et plus. Sur cette zone, la croissance est partagée par toutes les catégories. Pourtant l'inquiétude demeure. "A la différence de Paris, les niveaux d'occupation restent moins élévés et la reprise demeure fragile", commentent les auteurs de l'étude. 

En régions, 2012 a mis un coup d'arrêt aux espoirs de retour à la normale. Le chiffre d'affaire hébergement y est en recul de 2 à 3 % dans toutes les catégories, sa dégradation étant essentiellement due à une baisse de l'occupation. Davantage centrée sur la clientèle française, l'hôtellerie en régions subit de plein fouet le marasme économique. "Le bilan pourrait s'avérer encore plus difficile une fois déduites les commissions versées aux intermédiaires", estime In Extenso-Deloitte.

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