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Ile-de-France : un potentiel d’entreprises à reprendre

Par Sophie MENSIOR - Le 26 / 04 / 2017
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Ile-de-France : un potentiel d’entreprises à reprendre

En Ile-de-France, une entreprise sur trois peut être concernée par la transmission ou la cession à moyen ou long terme.

Près d’une entreprise francilienne sur trois (32 %) est dirigée par un chef d’entreprise âgé de 55 ans et plus. Ce sont donc 271 200 entreprises de moins de 50 salariés, qui sont ou vont être concernées à court ou moyen terme par la problématique du changement de dirigeant. 32 % de ces entreprises emploient un ou plusieurs salariés, les petites structures étant les plus nombreuses : 27 % emploient 1 à 9 salariés et 5 % entre 10 et 49 salariés.  Environ 58 000 salariés se trouveraient  donc chaque année menacés par la disparition de leur entreprise, faute de repreneurs.

A cela s’ajoute 184 000 entreprises sans salarié elles aussi concernées par la cessation d’activité  du dirigeant d’ici 10 ans. Parmi elles, on compte un certain nombre d’auto-entrepreneurs, qui ne seront pas concernés par la transmission, une auto-entreprise n’étant pas cessible. Tels sont les enseignements du  panorama 2016 de la cession-reprise d’entreprises en Ile-de-France livré par le Crocis (l’Observatoire économique régional de la CCI Paris Ile-de-France).
 
Marché caché/ Marché ouvert
 
La cessation d’activité du dirigeant ne constitue pas la cause unique de transmission des entreprises, mais il s’agit de la situation qui pose le plus de difficultés, la transmission devant se faire rapidement. En effet, la cession est un processus complexe et généralement long, qui doit se préparer bien en amont. Céder au bon moment est également un élément-clé.

Par ailleurs, il est communément admis qu’environ 60 % des transmissions d’entreprise se font sur le "marché caché" et 40 % sur le "marché ouvert". Le marché caché est celui sur lequel cédants et repreneurs se rencontrent sans que l’information selon laquelle l’entreprise est à céder soit rendue publique, c’est-à-dire les transmissions familiales, les transmissions en interne (reprise par un salarié) et les transmissions pour lesquelles les deux parties se sont rencontrées via un réseau ou un contact commun. Sur le marché ouvert, l’information de la cessibilité d’une entreprise est publique, le plus souvent via des bourses d’opportunité mettant en relation cédants et repreneurs.

Une majorité d’entreprises de services à reprendre

Selon l’étude Crocis, la répartition des entreprises potentiellement à transmettre dans les 10 prochaines années est proche de celle de l’ensemble des entreprises : une majorité d’entreprises de services (65 %), 21 % de commerces, 9 % d’entreprises du secteur de la construction et enfin 5 % d’entreprises industrielles.

Pour cet observatoire,  le commerce constitue une problématique à part :

-il existe plus de commerces à céder que de repreneurs potentiels

-ce qui motive l’achat d’un commerce n’est pas forcément l’entreprise en elle-même, mais plus souvent l’emplacement de la boutique.

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