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Immobilier de commerces : un bon bilan 2019...à nuancer

Par Sophie MENSIOR - Le 16 / 01 / 2020
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Immobilier de commerces : un bon bilan 2019...à nuancer

En 2019, le marché immobilier des commerces en France a été dynamique, selon le conseil en immobilier Knight Frank. D’après l’analyse des tendances du marché, le commerce physique reste un pilier essentiel de la stratégie d’une marque.

Malgré les Gilets Jaunes et les mouvement sociaux, qui ont marqué la fin de l’année, 2019 est un bon cru pour l’immobilier de commerces, selon le bilan annuel du spécialiste en immobilier d’entreprise Knight Frank. 5,3 milliards d’euros ont été investis en France, soit une hausse de 12 % par rapport à 2018. « Cela n’en fait pas une année record mais c’est tout de même la troisième meilleure année de la décennie », annonce Antoine Grignon, directeur du département commerces chez Knight Franck France.

 Les centres commerciaux font leur retour au premier plan. Près d’1 milliard d’euros y ont été investis en 2019 contre 450 millions à peine en 2018. Sachant que deux opérations d’envergure ont pesé sur ces résultats : la cession des parts de deux actifs, - Passage du Havre et Italie 2-, qui a représenté 700 millions d’euros.

Centres commerciaux : priorité au renouvellement

Dans ce secteur, il n’y a quasiment plus de créations, la priorité est au renouvellement de l’offre existante ou à sa restructuration. Seule ouverture, prévue en 2020 : celle de Lillénium, dans le quartier Lille-Sud.  

A contrario, la croissance est soutenue du côté des retails parks. Plus de 500 000 m² ont été inaugurés en 2019, soit une hausse de 29 % sur un an. « La tendance est plutôt à des projets mixtes, avec des commerces, du résidentiel, de l’hôtellerie », explique Antoine Grignon.


Les enseignes étrangères attirées par la France
 

Autres faits marquants constatés par Knight Frank: une nette hausse des arrivées de nouvelles enseignes étrangères. En 2019, 57 enseignes ont ouvert leur premier point de vente en France. A noter aussi : la percée des DNVB (Digital native vertical brands), qui reste cependant à relativiser. Une cinquantaine de DNBV ont au moins ouvert une boutique en propre, pour un total de quelques points de vente dans l’Hexagone. Six marque de mode (Balibaris, Le Slip Français, Faguo), d’optique (Jimmy Fairly, Lunettes pour tous) et de de beauté (Oh my Cream) concentrent à elles seules 61 % des points de vente des DNVB.

Si l’on se projette sur les grandes tendances 2020 : restauration, sport et loisirs, enseignes à petits prix, seconde main, formats plus urbains (Ikea…) figurent parmi les secteurs gagnants.

En revanche, le secteur de l’habillement reste pénalisé par les arbitrages des consommateurs, même si la baisse des ventes devrait être plus modérée en 2020. « Le commerce n’est pas mort, il est en pleine mutation », conclut Antoine Grignon.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                      
 

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