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L'alimentation n'est plus le premier poste de dépenses des ménages

Par Sophie MENSIOR - Le 26 / 04 / 2017
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L'alimentation n'est plus le premier poste de dépenses des ménages

20 % du budget des ménages est consacré à l'alimentation en 2014 contre 35 % en 1960. La composition du panier alimentaire s'est modifiée : viande, fruits et légumes, pains et céréales cèdent du terrain au profit des plats préparés et produits transformés

En 1960, l'alimentation constituait le principal poste de dépenses de consommation des ménages (34,6 %) ;  en 2014, elle ne représente plus que 20 %. Cette part tend globalement à diminuer, en lien avec l'élévation du niveau de vie moyen. C'est ce qu'indique une étude de l'Insee sur "Cinquante ans de consommation alimentaire".

En 2014, les ménages français ont consacré 232 milliards d'euros à leur alimentation, à domicile ou en dehors, soit 3 600 euros en moyenne par habitant durant l'année. Les trois quarts du budget alimentaire concernent l'alimentation à domicile, le quart restant étant dépensé dans les restaurants, cantines, débits de boisson...Cette structure a nettement évolué :  en 1960, 86 % de la consommation alimentaire se faisait au domicile.

De moins en moins de viande

Par ailleurs, les ménages ont profondément modifié leur panier alimentaire depuis les années 1960 : la part des trois principaux postes (viande, fruits et légumes, pains et céréales ) recule regulièrement. La part de la viande diminue depuis les année 1980 et n'atteint plus que 20 % en 2014, contre 26 % en 1967, à son apogée. La viande reste toutefois la principale dépense du panier alimentaire en 2014.

Au fil des décennies, les ménages consomment de plus en plus de plats préparés et de produits transformés tels que des légumes déjà coupés ou des pommes de terre en purée. Depuis 1960, la consommation de plats préparés s'accroît de 4,4 % par an en volume par habitant. Les changements de mode vie s'accompagnent d'une réduction du temps de préparation des repas à domicile et profitent à des produits faciles d'emploi tels que pizzas ou dessert lactés frais.

Quant à la consommation de boissons alcoolisées à domicile, elle a aussi fortement évolué en 50 ans. Globalement, elle devient plus occasionnelle : les ménages privilégient de plus en plus les vins de meilleure qualité. Ceux de qualité supérieure progressent au détriment des vins de consommation courante (+1,8 % par an en volume par habitant contre -2,7 %). Par ailleurs les achats d'alcools forts sont dynamiques (+2,2 % par an).

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