Cession Commerce

L' ouverture le dimanche ne recueille pas les faveurs du commerce associé

Par Sophie MENSIOR - Le 17 / 04 / 2015
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La Fédération du commerce Associé, qui regroupe des points de vente (magasins tels Super U, Intermarché, Intersport, JouéClub, agences, hôtels...) associés au sein d'un groupement, généralement sous forme coopérative, publie les résultats d'une enquête menée auprès de ses adhérents à propos de l'ouverture des commerces le dimanche. Celle-ci démontre un certain scepticisme quant aux éventuelles opportunités offertes la loi Maillé.

Plus de 60 % des adhérents se prononcent contre.  Pour trois principales raisons : l'augmentation des frais pour 30 % d'entre eux, la diminution de la qualité de vie des acheteurs et des vendeurs (25 %) et celle du service rendu par l'enseigne (20 %).
Plus de 80 % des adhérents estiment que cette mesure ne doit pas être étendue à l'ensemble du territoire national. "Le commerce de proximité fonctionnant sur la base d'un plus petit nombre de salariés, ne trouvera pas d'intérêt économique à ouvrir le dimanche, mais sera nénamoins dans l'obligation de le faire pour ne pas être distancié par la concurrence", estime la FCA.
Seules 25 % des enseignes du commerce associé ouvrent dans les zones touristiques depuis la réforme. Les principales raisons évoquées étant d'ordre budgétaire mais également sociales et politiques.
Pour la majorité des répondants (65 %), les cinq dimanches autorisés par le maire restent sufifisants, sauf pour les alimentaires et les enseignes textiles, qui souhaiteraient voir augmenter le nombre d'ouverture à 8 ou 10.

Soutenue par plus de 60 % de ses adhérents, la Fédération réitère sa proposition d'instaurer un système de déclaration individuelle du commerçant, qui permettrait de réduire les cas de concurrence déloyale entre communes adjacentes.



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