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La restauration rapide profite de la crise

Par Sophie MENSIOR - Le 17 / 10 / 2016
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En Ile-de-France, la restauration rapide a connu une forte croissance en 10 ans, et a su profiter de la crise, qui sévit depuis 2008. De nombreux acteurs interviennent sur ce secteur hyperconcurrentiel, indique une enquête du Crocis de la CCIP.

En 10 ans, de 2000 à 2010, le nombre d'établissements de restauration rapide en Ile-de-France a enregistré une croissance de 74 %. Sur la même période, la restauration traditionnelle a vu le nombre de ses établissements augmenter de 20 %, les caféterias et autres libre-service de 41 %.C'est ce qu' indique une étude du Crocis, centre d'observation de la CCIP (Chambre de commerce et d'industrie de Paris).

L'ile-de-France constituant une zone d'implantation privilégiée de la restauration rapide, qui cible les zones de forte densité de population : 13 220 établissements y sont situés en 2010, soit 23 % des établissements français.
En parallèle, sur la même période, le nombre de cafés a diminué de 34 % dans la région : ceux-ci ont fortement pâti de la concurrence de la restauration rapide et de ses nouveaux concepts, mieux adaptés à l'évolution des comportements. Aujourd'hui en Ile de France, on compte 4 fois plus de restaurants rapides que de débits de boisson.

Un contexte qui a dynamisé le secteur
L'évolution des modes de vie a bouleversé les habitudes de consommation alimentaire autour des notions de rapidité et de praticité. Ainsi la pause déjeuner a considérablement raccourci : elle est passée de 1h38 en 1980 à 38 minutes aujourd'hui. Le contexte de crise a en outre amené les clients à chercher le meilleur rapport qualité prix et à choisir des formules à prix modique, ce qui a favorisé l'essor de la restauration rapide : 71 % des repas pris hors domicile coûtent moins de 10 euros, boisson comprise.

Autre constat de l'enquête du Crocis : le secteur évolue dans un univers "hyperconcurrentiel". Aux côtés des opérateurs de la restauration rapide interviennent d'autres intervenants, tels que la distribution et les boulangeries, qui se sont lancés, avec succès, sur ce marché.
Face à cette concurrrence accrue, les petits points de vente ont du mal à maintenir leur viabilité, même si la baisse de la TVA a joué un rôle positif sur leur marge.
"Dominée par de grandes chaînes fortement ancrées, le secteur a tendance à se concentrer au fil des ans au détriment de la multitude d'indépendants qui le composent. La fidélisation de la clientèle est un enjeu majeur sur ce marché hyperconcurrentiel", conclut le centre d'observation de la CCIP.




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