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La vacance commerciale en progression ces dernières années

Par Sophie MENSIOR - Le 17 / 10 / 2016
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La vacance commerciale en progression ces dernières années

Que ce soit dans les centres villes ou dans les centres commerciaux, la vacance commerciale s'est accrue entre 2001 et 2012, selon la fédération des enseignes du commerce spécialisé Procos.

Entre 2001 et 2012, la vacance commerciale s'est accrue aussi bien dans les centres-villes, passant de 6,3 % à 7,1 %, que dans les centres commerciaux. Ce phénomène est plus modéré pour ces derniers, atteignant 4,9 % du parc en 2012 contre 4,3 % en 2001.C'est le constat d'une étude menée par Procos auprès de 200 centres-villes et 450 centres commerciaux.

Selon la fédération, qui représente 260 enseignes du commerce spécialisé, plus que l'évolution de la moyenne, ce sont les évolutions des écarts à la moyenne, qui révèlent l'intensité de la vacance. 87 centres-villes bénéficiaient d'une situation "très favorable" en 2001, avec un taux de vacance inférieur à 5 %. Ils ne sont plus que 47 dans ce cas en 2012.
A l'opposé, 23 centres villes présentaient une situation très défavorable en 2001 avec un taux supérieur à 10 %. Ils sont aujourd'hui 51 dans ce cas, soit deux fois plus.

Des situations contrastées
L'étude constate des situations contrastées, selon le poids de population de l'agglomération d'appartenance. Ainsi les centres des petites et moyennes villes sont globalement plus affectés que ceux des grandes et très grandes villes, les seuls à connaître une amélioration de leur situation (la vacance passe de 7,7 à 6 %).

L'origine de la richesse des villes influe également sur l'intensité du phénomène. Ainsi, les centres-villes résilients, ceux dont le taux de vacance est resté inférieur à 5 % depuis 2001, se recrutent parmi les villes, qui tirent la part la plus élevée de leurs revenus d'activités productives dans les secteurs primaires de l'agriculture et de l'industrie (Angers, Beaune, Rennes, Nantes, Montbéliard) et/ou touristiques (Biarritz, Draguignan, Saint-Malo, Vannes, Versailles).
A l'inverse, les centres-villes, dont le taux de vacances a dépassé 10 % depuis 2001 (Alençon, Moulins, Niort, Valenciennes) se recrutent parmi les villes qui tirent la part la plus élévée de leurs revenus de transferts publics.

Crise de surproduction
Procos s'est penché sur les causes de la vacance : "Depuis une vingtaine d'années en France, le parc de surfaces commerciales croit à un rythme plus rapide que celui de la consommation . De 1992 à 2009, ce parc a progressé de 60 % (48 millions à 77 millions de m²) alors que dans le même temps, la consommation n'a progressé que de 36 %", explique la fédération. En outre, la performance des magasins stagne (autour de 4 400 € de chiffre d'affaires par m²/an, selon l'Insee) alors que les coûts d'occupation croissent.
"La vacance témoigne ainsi des difficultés du commerce à se maintenir  dans un parc toujours plus étendu (mais aussi plus concurrrentiel) toujours plus cher, et moins profitable", estime Procos.








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