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Le Black Friday fait débat

Par Sophie MENSIOR - Le 02 / 12 / 2019
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Le Black Friday fait débat

La 6ème édition du Black Friday, qui se tient vendredi 29 novembre 2019, génère des débats entre ses partisans et ses détracteurs. Le Conseil du Commerce de France défend la liberté des commerçants d’organiser des promotions comme ils le souhaitent.

Importée des Etats-Unis, cette opération promotionnelle, qui a lieu ce vendredi 29 novembre, suscite des polémiques. Défendue pas les uns, contestée par les autres, en « raison de promotions trompeuses » ou encore de son « aspect néfaste pour l’environnement », elle semble pourtant rencontrer un certain succès auprès des consommateurs.

En 2018, les transactions bancaires ont atteint le nombre record de 50 millions en une journée en France. Selon un sondage BVA pour Orange, 75 % des Français estiment que le Black Friday est une bonne chose, en moyenne 62 % profitent de cette opération pour faire leurs achats. Un chiffre qui atteint 72 % chez les moins de 35 ans, qui disent acheter essentiellement sur Internet.
Ce sont les secteurs de la mode, de l’électronique et de l’électroménager qui réalisent les plus gros chiffres d’affaires devant la beauté, l’alimentation et l’immobilier.


Inciter les Français à aller vers de l’achat de proximité

Cette opération a généré des opinions divergentes au sein du gouvernement. Elisabeth Borne, la ministre de la Transition écologique et solidaire a mis en garde contre « une frénésie de consommation ». De son côté, Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’économie et des finances, n’est pas favorable à l’interdiction du Black Friday. « Notre sujet n’est pas de donner des leçons aux Français mais de les inciter à aller vers de l’achat de proximité, vers du Made in France », a-t-elle déclaré dans l’émission Télématin. Elle a, par ailleurs, condamné les blocages dont ont été victimes plusieurs magasins. Des militants contre la surconsommation ont en effet bloqué l’accès à certains centres commerciaux partout en France.

Quant au Conseil du commerce de France, qui représente le commerce, dans ses différentes composantes à travers 31 fédérations, il a regretté les déclarations de la ministre de la Transition écologique et solidaire. Il a tenu à rappeler « la liberté des commerçants d’organiser leurs promotions comme ils le souhaitent et la liberté des consommateurs d’effectuer leurs achats où et quand ils le souhaitent ».  

Pour l’association, les pouvoirs publics devraient se réjouir du succès de cette opération plutôt que de le déplorer, « car tout ce qui relance et porte la consommation est bon pour le commerce, donc pour l’économie française ».

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