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Le commerce de détail alimentaire a le vent en poupe

Par Sophie MENSIOR - Le 06 / 11 / 2019
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Le commerce de détail alimentaire a le vent en poupe

Le secteur profite de l’engouement des consommateurs pour une nourriture saine et responsable. Il enregistre une hausse de 2,8 % au deuxième trimestre 2019. Cette tendance est confirmée par les chiffres de la FCGA et ceux de l’Insee.

Soucieux de la qualité de leur alimentation, les Français plébiscitent les métiers de bouche. Charcutiers, fromagers, cavistes, boulangers, bouchers et autres détaillants en fruits et légumes sont devenus les chouchous des consommateurs.

Conséquence de cette vogue du bien manger (sain, responsable et local si possible), l’activité du commerce de détail alimentaire enregistre la plus forte hausse d’activité, +2,8 %, au deuxième trimestre 2019, tous secteurs confondus, selon le baromètre trimestriel de L’Observatoire de la petite entreprise (FCGA-Banque Populaire). Sur l’ensemble de l’année 2018, ce secteur a d’ailleurs progressé de +0,6 %, selon l’étude « Activité et Tendances » publiée en avril 2019 par la Fédération des centres de gestion agréés.


Score exceptionnel pour les pâtisseries

A l’exception des détaillants en fruits et légumes (-0,4 %), tous les métiers de l’alimentaire affichent un chiffre d’affaires en hausse au 2ème trimestre 2019. Avec cependant des différences, qui illustrent une réalité économique contrastée : +1,1 % (boucheries et cavistes), + 3,2 % (charcuteries et boulangeries), + 6,8 % (crèmerie-fromagerie) et même un score exceptionnel de + 16,6 % pour les pâtisseries.  

Dans ce contexte pour le moins porteur, l’alimentaire spécialisé reste dynamique : +1,8 % en volume selon l’étude annuelle de l’Insee sur le commerce en 2018. Les ventes réalisées par les « autres commerces de détail alimentaire en magasin spécialisé », qui incluent notamment la plupart des enseignes bio, poursuivent leur ascension : +4,2 %. Cette même tendance se confirme pour les petites surfaces généralistes (supérettes et alimentation générale) en croissance de +6,4 %.


Concurrence féroce des réseaux d’enseigne

En revanche, dans les grandes surfaces l’activité décroît. Même si elle représente toujours près des trois quarts des ventes des magasins alimentaires, tous circuits de distribution confondus.

Si le commerce traditionnel alimentaire retrouve des couleurs, il est confronté à la concurrence féroce des réseaux d’enseigne. Fin 2016, selon une autre étude de l’Insee, environ 300 réseaux d’enseigne comptent au moins 5 points de vente dans le commerce de détail alimentaire et l’artisanat commercial. Ces réseaux regroupent près de 30 000 points de vente et réalisent un CA de 200 milliards d’euros, soit 85 % du chiffre d’affaires du secteur. A contrario, le pourcentage de magasins sous enseigne est faible dans l’artisanat commercial (boucheries, charcuteries, boulangeries et pâtisseries), où il atteint seulement 3 %.

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