Cession Commerce

Le groupe Casino en position dominante à Paris

Par Sophie MENSIOR - Le 17 / 10 / 2016
Suivre sur Twitter

Le groupe Casino en position dominante à Paris

Dans son avis rendu le 11 janvier 2012, l'Autorité de la concurrence indique que le groupe Casino détient une part de marché supérieure à 60 % dans la capitale. La Ville de Paris souhaite qu'une loi soit votée pour renforcer les pouvoirs de l'instance de

Saisie par la Ville de Paris en février 2011 au sujet de la situation concurentielle dans le secteur de la distribution à dominante alimentaire à Paris, l'Autorité de la concurrence vient de rendre son avis dans lequel elle constate "que le marché parisien est extrêmement concentré ".

Selon l'Autorité de la concurrence, le groupe "Casino occupe à Paris intra-muros, un poids prépondérant , de 61,7 % en part de surface de vente et de 54 à 66 % en part de chiffre d'affaires" et "les niveaux de marge-pratiqués par ce groupe-rendraient possible une diminution des prix si la concurrence était plus intense".
Le groupe Casino regroupe notamment les magasins Franprix, Leader Price, Casino Supermarché, Spar, Vival, Marché d'à côté, Petit Casino, et les magasins Monoprix...

Dans son avis, L'Autorité de la concurrence émet des recommandations pour fluidifier et agir sur les structures. En premier lieu, elle estime qu'il est nécessaire de poursuivre l'abaissement des barrières à l'installation de grandes surfaces alimentaires.  Comme elle l'a dit à plusieurs reprises, elle est favorable à la suppression de la procédure d'autorisation administrative d'installation pour les commerces de plus de 1000 m².
L'Autorité estime aussi qu'il serait souhaitable que la ville de Paris veille dans le cadre des projets de zones d'aménagement commercial, à délimiter des surfaces suffisamment importantes pour permettre l'installation de grands  supermarchés, voire d'hypermarchés.

En second lieu, l'Autorité constate qu'elle ne dispose pas de réels moyens d'intervention lorsque les préoccupations de concurrence identifiées résultent des structures de marché et non des comportements des opérateurs. Pour pouvoir agir sur la structure du marché, elle suggère un instrument nouveau : l'injonction structurelle, dont les conditions de mise en oeuvre doivent être revues.


La Ville de Paris souhaite une loi
Comme l'Autorité de la Concurrence, la Ville de Paris regrette, dans un communiqué de presse, "le manque de moyens des collectivités locales pour pouvoir agir face à cette situation préjudiciable  à la diversité commerciale, au libre choix et au pouvoir d'achat des parisiens". Pour la ville," la loi LME n' a en rien permis une amélioration de la situtation concurrentielle. "

Dans ce contexte, la Ville de Paris souhaite donc qu'une loi soit votée dès la prochaine législature afin de "renforcer les pouvoirs de l'Autorité de la Concurrence, et lui donner les moyens à travers l'injonction structurelle d'obliger l'acteur économique en situation de position dominante à céder une partie de ses actifs, et ainsi pouvoir réinsuffler un juste équilibre concurrentiel. "

Ces pages pourraient vous intéresser :

< Retour à la liste

>Actualité
Magazine l'argus des commerces et des entreprises