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Le snacking, un marché qui prend du poids

Par Sophie MENSIOR - Le 26 / 04 / 2017
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Le snacking, un marché qui prend du poids

Les ventes de produits snacking devraient croître de 4 % par an en moyenne à l’horizon 2018. Pour autant, ce secteur doit lutter contre son image associée à la malbouffe.

Alors que le salon Sandwich & Snack Show va se tenir les 14 et 15 mars prochain à la Porte de Versailles, le cabinet d’études Xerfi publie une étude sur le marché du snacking.

Déjeuner sur le pouce, grignotage, shopping ou sport pendant la pause déjeuner, les nouvelles habitudes alimentaires des Français profitent aux professionnels de ce secteur. Les ventes en grandes surfaces ont progressé de 3 % entre juillet 2014 et juin 2015 par rapport à la même période 2013-2014. « Cette tendance devrait se confirmer à moyen terme, avec une croissance de 4 % par an en moyenne à l’horizon 2018 », selon les prévisions des experts de Xerfi.

Toujours selon cette étude, les professionnels du snacking ont intérêt à assurer la visibilité et le référencement de leurs produits. La multiplication des partenariats avec les grandes surfaces alimentaires pour regrouper l’offre de snacking au sein d’un espace dédié est une stratégie incontournable. Ils peuvent également choisir de s’implanter dans certaines zones de flux (gares, aéroports…) pour doper les ventes.

Lutter contre l’image de la malbouffe


Malgré de belles perspectives d’avenir, le marché du snacking doit encore lutter contre l’image de la malbouffe. Pour séduire les les Français, qui désirent manger mieux et plus sainement, les marques doivent poursuivre le virage qualitatif déjà entamé. L’offre n’a en effet cessé de se sophistiquer pour conquérir de nouveaux segments. La montée en gamme concerne également les formats : plus pratiques, ils doivent assurer la mise en valeur des produits.

Les professionnels du snacking comptent bien surfer sur la vague du « sans gluten » et « sans allergène ». Ces produits sont aujourd’hui largement plébiscités, avec une croissance actuelle de 8 à 10 % en valeur, selon les estimations des experts de Xerfi.

Pas de changement dans le jeu concurrentiel


Face aux industriels, les distributeurs n’ont pas dit leur dernier mot. Ils se lancent eux aussi dans la bataille pour récupérer des parts de marché en misant sur leurs propres marques, qui peuvent totaliser jusqu’à 40 % des ventes sur certains segments.

Pour autant, le paysage concurrentiel ne devrait pas connaître de grand bouleversement. La prime à l’ancienneté joue en faveur des acteurs, qui se sont positionnés tôt sur le marché et qui ont su proposer des produits innovants.  Face à la rigidité des positions acquises, les acteurs du snacking cherchent à s’engouffrer dans des segments encore inexplorés, à l’image de Danone et son yaourt ultra-protéiné  Danio.

Dans ce jeu concurrentiel, la marque Michel et Augustin fait figure d’exception. Créée en 2004, l’entreprise a connu un développement spectaculaire grâce à un positionnement haut de gamme assumé, une politique d’innovation intensive et une communication atypique et décalée. Avec 44 % de croissance en 2014, la marque s’affirme comme une véritable "success story" française.
 

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