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Les buralistes ont (encore) eu gain de cause

Par Sophie MENSIOR - Le 17 / 10 / 2016
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La menace a encore porté ses fruits. Soucieux de ne pas se mettre à dos une corporation qui lui est traditionnellement acquise, le gouvernement a accédé aux désirs des buralistes au travers du nouveau contrat d’avenir qu’il vient de signer avec la confédération des buralistes. Ceux-ci ont ainsi obtenu la hausse de la rémunération sur le tabac, la première depuis 1976. Elle atteindra, de fait, 6,5% en 2001 et 7% pour les cigares et cigarillos dès 2008.
Ce nouveau contrat, qui prolonge un premier document paraphé en 2003 et courant jusqu’à fin 2007, prévoit également la prolongation du dispositif d’aides, notamment pour les frontaliers qui continuent à souffrir de graves distorsions de prix avec les pays voisins : ils continueront donc de percevoir une aide annuelle globale de 160 millions d’euros sur la période. Un crédit d’impôt pour la modernisation des bureaux de tabac égal à 25% des dépenses a aussi été obtenu, moyennant une enveloppe fiscale de 12 millions d’euros par an. La confédération s’est félicité de cet accord signalant qu’il donnait aux 30 000 commerçants de la visibilité jusqu’en 2011 ainsi que « les moyens de conduire le grand projet de mutation de notre commerce de proximité, au-delà des aléas du marché du tabac » s’est exprimé René Le Pape. A ce titre, la remise accordée aux buralistes sur les carnets de timbre a été fixée à 4%.
Chahutée par la loi interdisant de fumer dans les lieux publics à partir du 1er février 2007, avant la généralisation aux restaurants-cafés et discothèques un an plus tard, la profession a su jouer de son influence pour obtenir du gouvernement des garanties sur son avenir.

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