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Les centres-villes en 2013 : moins de commerces et plus de vacance commerciale

Par Sophie MENSIOR - Le 17 / 04 / 2015
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Les centres-villes en 2013 : moins de commerces et plus de vacance commerciale

Selon une étude menée par Procos, le nombre de commerces des centres-villes a diminué en 12 ans. Dans le même temps, le parc de surfaces commerciales a doublé, ce développement s'étant en très grande majorité réalisé en périphérie.

Depuis 12 ans, le nombre de commerces des centres-villes a baissé en moyenne de 3,7%. Sous l'effet conjugué d'une retraction de leur périmètre (-2,2 % de commerces) et d'une augmentation de leur vacance commerciale (-1,5 % de commerces en activité). Dans le même temps, le parc de surfaces commerciales français a doublé, passant de 70 millions à près de 140 millions de m², la très grande majorité de ce développement s'étant réalisée en périphérie. 

Telles sont les conclusions du premier volet d'une étude réalisée par Procos sur l'évolution du commerce de 200 centres-villes français. Le second volet portera sur l'évolution de la concurrence et le dernier volet analysera l'évolution des performances des commerces dans cette zone, avec une publication prévue en 2014.

Renforcement du secteur équipement de la personne
L'étude menée par la fédération des enseignes du commerce spécialisé constate le renforcement des commerces du secteur de l'équipement de la personne, qui représentent désormais près d'1 commerce sur 3 des centres-villes et de ceux issus du secteur hyglène-santé-beauté.

La part des commerces appartenant aux secteurs de l'alimentaire, de l'hôtellerie-restauration-cafés et des services reste stable alors que celle des secteurs de l'équipement de la maison et de culture-loisirs faiblit.

Toutes les villes sont concernées, quelles que soit leur taille. C'est dans les villes moyennes que le phénomène de spécialisation de l'offre a été le plus soutenu durant ces 10 dernières années. "Elles n'ont fait que rattraper leur retard dans ce domaine, en s'alignant sur le profil marchand standard des villes de taille plus importante", souligne Procos.

Autres constats de l'étude : une concentration de l'activité au bénéfice du commerce organisé (franchise, affiliation, succursalisme..) ainsi qu'une polarisation de l'espace, c'est à dire une hiéarchisation des emplacements marchands, au bénéfice des rues à plus forte commercialité, généralement les plus fréquentées.

Progression de la vacance commerciale
L'offre des centres-villes se fragilise, comme en témoigne la progression de la vacance commerciale. Elle atteint en moyenne 7,8 % des cellules commerciales des centres villes en 2013, en 2001 elle s'élevait à 6,3 %.

Deux phénomènes concourent à la progression de la vacance :
-l'étalement urbain. La croissance urbaine s'effectue princiaplement sur un mode centrifuge, conduisant à la dispersion d'une part croissante de la population en deuxième et troisième couronne des villes.
-le développement du parc commercial. Celui-ci a doublé durant ces 10 dernières années, et ce déploiement s'est réalisé en majorité en périphérie.

L'étude note un fait nouveau : dans certaines villes, -14 sont concernées-, la vacance affecte le secteur n°1, avec des taux supérieurs à 10 %.


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