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Les coiffeurs en campagne pour défendre leur métier

Par Sophie MENSIOR - Le 26 / 04 / 2017
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Les coiffeurs en campagne pour défendre leur métier

Dans la perspective de la loi Macron 2, les coiffeurs partent en campagne, du 1er décembre 2015 au 15 janvier 2016, avec l'opération « J'aime mon coiffeur ».

Les coiffeurs veulent défendre leur profession et le faire savoir. La raison : lors de la présentation de la nouvelle loi Opportunités Economiques, dite Noé ou Macron 2, le ministre de l’économie a évoqué la nécessité de faire évoluer le caractère obligatoire de certaines qualifications. Ce qui a généré des rumeurs selon lesquelles l'obligation de détenir un Brevet professionnel pour toute ouverture d'un salon de coiffure serait supprimée.

Dans ce contexte, la profession se mobilise sous la bannière de l’Unec (Union nationale des entreprises de coiffure), pour sensibiliser à l’importance de la formation. Ainsi du 1er décembre 2015 au 15 janvier 2016 se déroule l’opération « J’aime mon coiffeur ».
Mesure  emblématique : les élus seront invités à prendre une leçon de coiffure sur tête malléable ou perruque. Cette rencontre sera l'occasion d'attirer leur attention quant à l'évolution de la profession, qui intègre notamment les nouveaux outils numériques, ce qui est l'objet de la Loi Macron 2. 

Pour Bernard Stalter, président de l’UNEC, qui représente les intérêts des coiffeurs, qu'ils soient indépendants avec ou sans salarié, franchiseurs ou franchisés, en salon ou à domicile :   "l'économie de l'innovation est déjà une priorité pour notre filière et nous saluons tout ce qui est fait pour favoriser davantage encore l'accession des TPE aux innovations engendrées par le numérique car les investissements sont lourds. "

En revanche, estime-t-il : "nous sommes beaucoup plus circonspects sur une réforme possible des exigences de qualification. Qui y gagnerait ? Aucune des parties concernées, à commencer par les clients. Mais l'Etat, les salariés et la société dans son ensemble y perdraient également".

Parallèlement, dans tous les salons acteurs de l'opération, les coiffeurs sensibiliseront leurs clients, par le biais de badges, affichettes, leçons gratuites et discussions, aux enjeux de la profession.

Au 31 décembre 2013, la filière coiffure comptait, selon les chiffres Insee, 82 800 établissements dont 19 113  autoentrepreneurs (23,3 %), 62 000 salons et plus de 20 000 activités hors salon. Leur revenu annuel s’élevait à 10 500 ¤ pour les coiffeurs à domicile, et 17 300 ¤ pour les coiffeurs en salon.

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