Cession Commerce

Les commerces alimentaires de proximité regagnent du terrain

Par Sophie MENSIOR - Le 11 / 07 / 2019
Suivre sur Twitter

Les commerces alimentaires de proximité regagnent du terrain

Les performances des commerces alimentaire de proximité aiguisent les appétits. Dans ce contexte, les commerces indépendants retrouvent les faveurs des consommateurs. Les évolutions en cours feront des gagnants et des perdants.

L’enjeu est de taille autour des commerces alimentaires de proximité. Le chiffre d’affaires des magasins implantés au cœur des villes et des villages devrait en effet progresser de 2,5 % par an en moyenne d’ici 2022 (comme de 2014 à 2018) pronostiquent les experts de Xerfi-Precepta, qui viennent de publier une étude sur « les stratégies des acteurs de la proximité sur le marché alimentaire ». Un rythme de croissance supérieur à celui des ventes alimentaires des hypermarchés et des supermarchés.

Les commerces de bouche retrouvent les faveurs des consommateurs

Dans ces conditions, les commerces alimentaires de proximité regagnent du terrain sur les grandes surfaces. Les petits commerces de bouche retrouvent les faveurs des consommateurs, échaudés par les scandales alimentaires à répétition. Les producteurs agricoles cherchent, de leur côté, à renforcer le lien avec les citadins, grâce aux circuits courts. Tandis que les acteurs du web s’immiscent dans le jeu, malgré des plates-formes de livraison, encore en phase de structuration.

Selon les experts de Xerfi Precepta, les enseignes d’épicerie et de superettes des GSA sont particulièrement exposées à la concurrence. Les leaders Casino, Carrefour, Francap Distribution et Système U cumulent au total une quarantaine d’enseigne et 14 000 points de vente. Mais toujours selon Xerfi, les CA moyens par magasin et les rendements commerciaux commencent à stagner. Dans le même temps, les consommateurs plébiscitent le commerce indépendant, et en particulier les primeurs, boulangeries-pâtisseries et marchés alimentaires.

Sur le terrain du digital
 

Par ailleurs, les groupements d’indépendants spécialisés dans le bio (Biocoop par exemple) disposent encore de belles marges de progression dans les centres-villes. Les enseignes d’épicerie en vrac, devraient elles, continuer à essaimer le marché. Quant aux réseaux mulitfrais (Grand Frais, Frais d’ici…), ils pourraient bien s’installer au cœur des zones urbaines.

En réalité, la course aux parts de marché s’est déplacée sur le terrain du digital. Ce dernier favorise l’émergence de nouvelles concurrences comme les plateformes de circuits courts (pourdebon.com…) ou les plateformes de livraison (Glovo, Epicery…). Et rebat les cartes : des rapprochements d’intérêt et des alliances stratégiques, hier inconcevables, se multiplient entre circuits traditionnels ou entre distributeurs traditionnels et pure players. Par exemple : Monoprix, Lavinia ou encore Bio C’Bon ont ouvert une boutique sur Amazon Prime Now (livraison express à Paris).

< Retour à la liste

Ces pages pourraient vous intéresser :

>Actualité
Magazine l'argus des commerces et des entreprises