Cession Commerce

Les défaillances d’entreprise en forte baisse au premier trimestre 2016

Par Sophie MENSIOR - Le 26 / 04 / 2017
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Le nombre de défaillances a reculé de 10 % au premier trimestre de l’année par rapport à celui de 2015. Les petites entreprises profitent de cette amélioration.

Encore une bonne nouvelle sur le plan économique : les défaillances d’entreprise sont en forte baisse au premier trimestre 2016, selon Altares Marketing. Elles sont en recul de 10 % épargnant ainsi plus de 1 800 entreprises par rapport à début 2015. 16 309 procédures collectives ont été prononcées en France (métropole et Outre-Mer) un chiffre encore proche de celui observé en moyenne sur 5 ans (16 845).
Plus précisément, les tribunaux ont ouvert 350 sauvegardes (-20 % par rapport au premier trimestre 2015), 4 727 redressements judiciaires (- 9 %) et 11 232 liquidations judiciaires (-10 %).

Baisse sensible chez les entreprises de moins de 10 salariés


Fait marquant sur ce premier trimestre 2016 : les défaillances ont reculé de façon sensible (-9 %) chez les entreprises de moins de 10 salariés, celles-ci concentrant 93 % des jugements d’ouverture et pesant donc fortement sur la tendance global de sinistralité. 15 218 TPE ont défailli au cours du premier trimestre 2016 contre 16 777 un an plus tôt.

Dans la catégorie des petites entreprises de 10 à 49 salariés, les tendances sont également très positives. Moins d’un millier d’entreprises ont connu la défaillance, soit 21 % de moins qu’il y a un an et le meilleur chiffre depuis 2008.

Recul des défaillances dans le commerce et la restauration


Les activités de la restauration, du commerce de détail et du bâtiment, qui concentrent à elles seules la moitié des défaillances d’entreprise, sont toutes les trois bien orientées au premier trimestre. Ensemble, elles affichent un recul de la sinistralité de plus de 11 %, effaçant les hausses de 9 % en 2015 et 2 % en 2014.

Autre bonne nouvelle : quasiment toutes les régions passent au vert, alors qu’il y a un an, certaines signaient leur pire performance sur au moins cinq ans. Désormais, le découpage des régions a changé amortissant les risques et mutualisant les forces des anciens territoires.

Pour Thierry Millon, directeur des études d’Altares : « Clairement, la conjoncture a changé d’orientation et embarque enfin les TPE, jusque-là écartées de la reprise. Ces dernières sont bien moins nombreuses à être contraintes de déposer leur bilan, il ne manque désormais plus que le carburant indispensable pour convertir cette éclaircie de début d’année en croissance durable, le financement ! »
 

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