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Les doggy bags bientôt obligatoires dans les restaurants ?

Par Sophie MENSIOR - Le 29 / 05 / 2018
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Les doggy bags bientôt obligatoires dans les restaurants ?

Le GNI, groupement national des indépendants de l’hôtellerie et de la restauration, s’oppose à un amendement adopté par l’Assemblée Nationale, visant à généraliser les doggy bags, à compter du 1er janvier 2021.

L’Assemblée nationale a adopté, dimanche 27 mai 2018, un amendement relatif au projet de loi Agriculture et Alimentation obligeant les restaurateurs et débits de boissons à consommer sur place à mettre gratuitement à la disposition de leurs clients des doggys bags à compter du 1er janvier 2021. Avec deux exceptions: les aliments ou boissons «mis à disposition sous forme d'offre à volonté» et «les boissons dont le contenant est soumis à un système de consigne».
Le texte fera l'objet d'un vote solennel ce mercredi 30 à l'Assemblée nationale. Puis, il sera transmis au Sénat, où il sera examiné en commission et enfin en séance à partir du 26 juin.

Le GNI, groupement national des indépendants de l’hôtellerie et de la restauration, manifeste son  mécontentement par rapport à cette mesure. « Si les restaurateurs et cafetiers reconnaissent l’utilité des doggy bags dans certains établissements,  ils en refusent la généralisation forcée, considérant qu’il s’agit d’une fausse bonne idée », indique l’organisation professionnelle dans un communiqué.

Le doggy bag : ni une expression, ni une pratique française
 

Pour eux, le doggy bag n’est ni une expression, ni une pratique française. « Les restaurateurs français ne pratiquent ni les buffets à volonté, ni les plats XXL, qui sont des gouffres à gaspillage alimentaire » estime l’organisation.

« Au regard des millions de plats servis dans la restauration commerciale traditionnelle, le gaspillage alimentaire dans les restaurants et les débits de boisson représente moins de 27 centimes d’euros par plat. Or un doggy bag coûte entre 25 et 70 centimes d’euro pièce ! », ajoute le GNI.

En revanche, il souligne que les restaurateurs et les débits de boisson « veulent travailler sur des vraies mesures qui permettent de valoriser efficacement les millions de tonnes de biodéchets produits par notre secteur chaque année, en s’engageant dans une démarche vertueuse de tri, collecte et valorisation de leurs biodéchets. »

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