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Les Français et les jeux d'argent

Par Sophie MENSIOR - Le 17 / 10 / 2016
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En 2012, les ménages ont consacré 0,82 % de leur budget aux jeux d'argent (hors jeux en ligne), une part qui s'est stabilisée, indique une étude de l'Insee sur les jeux d'argent. Un joueur mise en moyenne 2 000 euros par an, soit une dépense de 400 € nett

L'attrirance pour les jeux d'argent n'a cessé de progresser jusqu'en 2004-2006, pour représenter 0,9 % de la consommation des ménages. Depuis, elle s'érode un peu : en 2012, les ménages y ont consacré 0,82 % de leur budget. C'est ce nous indique une étude de l'Insee, qui vient de paraître sur le sujet.

Entre 2000 et 2012, les sommes misées ont augmenté de 76 % en valeur et atteignent 46,2 milliards d'euros en 2012. Sur la même période, les dépenses de joueurs, nettes de gains, ont augmenté de 48 %, passant de 6,4 milliards à 9,5 milliards d'euros.

Avant 2010, le secteur des jeux s'organisait autour de trois grands pôles : la Française des Jeux (FDJ), le Pari Mutuel Urbain (PMU) et les casinos. Si l'activité de la FDJ et du PMU a été très dynamique entre 2000 et 2012, celle des casinos s'est essoufflée à partir de 2007.

Autorisés depuis juin 2010, les jeux en ligne ont connu des débuts très prometteurs, mais leur croissance est devenue atone. En fait, ils n'ont pas modifié l'équilibre et la hiéarchie du secteur des jeux d'argent, ils ne réprésentent que 7 % du marché en 2012.

Autre information communiquée par l'Insee : un joueur mise en moyenne envrion 2000 euros par an, soit une dépense de 400 euros, nette de gains.

Les prélèvements obligatoires représentent 11 % des mises. La rentabilité nette est globalement de 14 % mais traduit des situations hétérogènes entre opérateurs : elle s'élève à 34 % pour le PMU, alors que les jeux en ligne ne sont pas encore rentables.

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