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Les jeux ne connaissent pas la crise

Par Sophie MENSIOR - Le 17 / 10 / 2016
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Les jeux ne connaissent pas la crise

Au deuxième trimestre 2014, les débitants de tabac-journaux-jeux sont en hausse de 3,3 % . Une performance à signaler alors beaucoup de secteurs du commerce affichent des résultats négatifs.

Plus que jamais, les Français sont accros aux jeux ! La preuve par les chiffres : la Française des Jeux, qui fait figure de grande gagnante de la crise, a réalisé un chiffre d'affaires record de 12,35 milliards d'euros en 2013. Et les débitants de tabac, journaux et jeux enregistrent une hausse de CA de 3,3 % au deuxième trimestre 2014 par rapport au deuxième trimestre 2013. C'est le constat de l'Observatoire de la Petite Entreprise, co-édité par FCGA et Banque Populaire.
Figurant parmi les premiers réseaux de commerces de proximité avec 27 000 points de vente implantés sur l'ensemble du territoire national , ils assurent 96,7 % des ventes de jeux, en hausse de 1,7 % par rapport à 2012.

Les achats de jeux sur Internet ne menacent pas encore les détaillants mais enregistrent un développement rapide : +5,5 % en 2013, soit 410 millions d'euros. "C'est peu par rapport au total des ventes (12,35 milliards d'euros) et les joueurs restent visiblement attachés aux points de vente traditionnels", commente l'Observatoire de la Petite Entreprise.

Autre donnée chiffrée : le montant moyen de la mise hebdomadaire est de 8,80 € par personne, soit un un peu moins que les 8,90 € enregistrés en 2012. C'est le nombre de joueurs, qui a augmenté : selon la Française des Jeux, on comptait 27,1 millions de parieurs en 2013, contre 26,3 millions l'année précédente, soit 800 000 joueurs en plus !

Sur le total des ventes, plus de 11,5 milliards d'euros ont été redistribués. Aux joueurs tout d'abord : FDJ a ainsi reversé 8,07 milliards d'euros à ses gagnants, soit 65,4 % des mises (+0,5 points par rapport à 2012). Mais aussi à la collectivité, aux commerces de proximité et à l'entreprise FDJ.

Au coeur du dispositif de distribution des jeux : les buralistes, qui ont un double statut de commerçant indépendant et de préposé de l'administration en charge des missions de service public, que lui délègue l'état. Ils se voient confier, par l'intermédiaire de la direction générale des Douanes et droits indirects le monopole de la vente au détail du tabac et des produits de services publics  (timbres fiscaux, paiement des amendes).
Ce sont donc des entrepreneurs individuels (obligation d'exercer en nom propre ou en SNC). La profession réalise un CA de 31 milliards d'euros et emploie 100 000 personnes.




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