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Les taxis sont au top, les boutiques de prêt-à-porter font flop

Par Sophie MENSIOR - Le 06 / 05 / 2019
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Les taxis sont au top, les boutiques de prêt-à-porter font flop

En 2018, l’activité générale est stable pour les petites entreprises du commerce, de l’artisanat et des services mais les performances sont inégales. Revue de détail des « Tops et des flops ».

La Fédération des centres de gestion agréés (FCGA) a communiqué les résultats de son enquête annuelle « les tops et les flops » des petites entreprises de l’artisanat, du commerce et des services, réalisée en partenariat avec Banque Populaire.

Belle performance pour le commerce de détail alimentaire


En haut du podium en 2018 : les taxis, qui enregistrent un chiffre d’affaires en hausse de + 4,3 % (contre + 0,7 % l’année précédente). « On les croyait enterrés mais la concurrence les a stimulés et a entrainé une montée en gamme », commente Yves Marmont, président de la FCGA.

A la deuxième place, figure la charcuterie artisanale (+2,3 %) qui se positionne en tête du commerce de détail alimentaire, talonné par les détaillants en fruits en légumes (+2,1 %) et les cavistes (+1,5 %).

En hausse également : les pharmaciens (+1,7 % contre -0,6 %), les magasins d’alimentation générale (+1,1 % contre -1,6 %)…

L’équipement de la personne accentue ses pertes


Du côté des flops, ce sont les boutiques indépendantes de prêt à porter qui enregistrent la plus forte baisse de chiffre d’affaires, : -5,6 % (après -2,2 % un an plus tôt). Ce secteur souffre depuis plusieurs années. Plusieurs raisons sont évoquées : les arbitrages des consommateurs, la concurrence de la vente en ligne et l’essor du marché de l’occasion, évalué à 1 milliard d’euros par l’Institut français de la Mode (IFM). Selon cet organisme, l’année 2018 « devrait figurer parmi les pires depuis 10 ans ».

Toujours dans l’équipement de la personne, les détaillants en chaussures affichent également un mauvais score (-5,2 %). Ils subissent la concurrence de différents acteurs : vente en ligne, enseignes spécialisées, rayons dédiés des grandes surfaces, nouveaux concepts low cost…L’activité a également souffert de la crise des Gilets Jaunes, qui a affecté la fréquentation des points de vente en fin d’année.

Rétropédalage pour les commerces de cycles


Les commerces indépendants de cycles rétropédalent avec un chiffre d’affaires en baisse de -4,8 %, après une remarquable année 2017 (+4,5 %). Est-ce la conséquence des restrictions d’accès à la prime d’état et aux aides locales pour l’achat d’un vélo à assistance électrique ? Pourtant, selon l’Observatoire du Cycle, le marché du cycle a poursuivi sa croissance en 2018 avec plus de 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires (+2 ,3 %).

En baisse également : les boutiques de lingerie (-4,5 % contre -0,9 %), les boutiques de vêtements enfants (-4,1 % contre -4,4 %), les magasins de bricolage (-3,5 % contre +1,3% …)

Quant au secteur des Cafés, hôtels et restaurants, il reste stable avec un chiffre d’affaires en hausse de +0,5 % (contre +0,2 % en 2017)

De façon globale, l’indice moyen d’activité des petites entreprises du commerce, de l’artisanat et des services s’établit à -0,8 % (après -1 % en 2017).



 

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