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Les ventes de meubles en baisse au premier semestre 2013

Par Sophie MENSIOR - Le 17 / 10 / 2016
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Les ventes de meubles en baisse au premier semestre 2013

Le marché du meuble reste dans le rouge au premier semestre 2013. Fabricants et distributeurs souhaitent que les pouvoirs publics prennent des mesures afin de restaurer la compétitivité du secteur.

Le marché du meuble fait grise mine. Après un recul de 3 % en 2012, les ventes sont encore en baisse de 3,8 % au premier semestre 2013. "Sur 12 mois glissants, la chute s'élève à près de 5 %, soit une perte de valeur pour le marché, qui flirte avec les 500 millions d'euros", indiquent les acteurs de la filière, que sont la Fnaem (Fédération française du négoce de l'ameublement et de l'équipement de la maison), l'Unifa (Union nationale des industries françaises de l'ameublement) et l'Ipea (Institut de prospective et d'études de l'ameublement).

Comme en 2012, c'est la literie qui résiste le mieux à la crise sur les 6 premiers mois de l'année. Les canapés/fauteuils s'en sortent eux aussi plutôt bien. En revanche, le segment cuisine n'est plus le moteur du marché, "les fortes chutes dans le secteur des mises en chantier de logements neufs pesant fortement en valeur sur ses ventes", estime la filière. De même, le meuble meublant ne fait plus recette et peine à maintenir ses ventes. Quant aux ventes de salle de bains, elles continuent de chuter tandis que le désengagement de certains spécialistes et enseignes de la grande distribution se poursuit sur ce produit.

Face à cette situation, fabricants et distributeurs s'alarment et souhaitent que les pouvoirs publics prennent rapidement une série de mesures. Comme par exemple, mettre fin à la double imposition supportée par les consommateurs et les professionnels, via la nouvelle eco-contribution et la taxe d'enlèvement des ordures ménagères. Autre cheval de bataille : modifier la règlementation actuelle pour contrôler et sanctionner les contrevenants étrangers, notamment les sites de ventes en ligne.
Par ailleurs, la filière estime que le dispositif  des class actions, prévu dans le cadre du projet de loi consommation, ne répond pas aux attentes des consommateurs. Elle souhaite que soit privilégié le  recours aux modes de règlements alternatifs des litiges, comme la médiation.

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