Cession Commerce

Même s'ils souffrent, les commerçants veulent combattre la crise

Par Sophie MENSIOR - Le 17 / 04 / 2015
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Fragilisés par la crise, les commerçants gardent cependant un esprit combatif; selon la 11ème vague de l'observatoire des commerces Médicis Ifop. En ce qui concerne l'ouverture dominicale, 2/3 y sont désormais favorables mais seuls 37 % la jugent rentable

La crise économique n'est pas terminée et impacte les comportements des Français, d'où une activité commerciale en berne. Jamais depuis sa création en 2008, l'Observatoire des commerces Médicis Ifop n'avait enregistré un niveau de satisfaction des commerçants aussi bas. Seuls 5 % d'entre eux jugent l'activité économique de leur entreprise très satisfaisante, en recul de 3 points par rapport à l'an dernier.
Tous types d'activité confondus, près d'un commerçant sur 2 (45 %) estime que son chiffre d'affaires a plutôt diminué depuis janvier 2013 (55 % dans le commerce de détail et 47 % dans l'hôtellerie-restauration).
Pour compléter ce tableau morose, ils constatent une diminution de la fréquentation de leurs commerces.

Combattre la crise
Pour autant, ils ne baissent pas les bras et sont en quête de solutions anti-crise. Les leviers qu'ils évoquent pour en sortir concernent principalement  la qualité de l'offre et la maîtrise des dépenses. En ce qui concerne ce dernier point, certaines mesures, comme la réduction stricte des coûts, ont déjà été appliquées et il paraît difficile pour les commerçants d'aller plus loin. En revanche, renégocier les crédits avec leur banque est un moyen que seuls 17 % des commerçants ont activé à ce jour, alors que 34 % ont les moyens de le faire. Un sur 2 serait d'ailleurs prêt à emprunter pour investir dans son commerce ou sauver son activité.
Développer une stratégie de vente sur Internet apparaît à 46 % des commerçants comme un levier d'autant plus prometteur que seuls 16 % l'ont déjà fait. Une piste à explorer...

Quant à l'ouverture dominicale, l'opinion des Français et des commerçants a évolué depuis 2008 : à cette époque, ils étaient respectivement 47 % et 52 % à y être favorables ;  en octobre 2013, 68 % d'entre eux le sont. Mais de façon paradoxale, seuls 37 % des commerçants pensent qu'ouvrir le dimanche serait rentable pour leur commerce  et 7 % seulement en ce qui concerne l'ouverture le soir après 21 heures. "Plus qu'une espérance de gain, il faut y voir une volonté des commerçants de s'adapter aux attentes de leurs clients et de lutter contre la concurrence du commerce en ligne, qui échappe de fait aux contraintes de la législation sur les horaires d'ouverture", estime Michel Clerc, directeur général de la mutuelle Médicis.









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