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Morosité et inquiétude chez les petits commerçants

Par Sophie MENSIOR - Le 17 / 04 / 2015
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Morosité et inquiétude chez les petits commerçants

Les commerçants sont inquiets sur la situation économique de leur commerce et se sentent délaissés par les pouvoirs publics, selon la 10ème vague de l'Observatoire des commerces Médicis Ifop.

C'est le pessimisme qui domine l'état d'esprit des commerçants, avec une inquiétude qui n'avait jamais atteint un tel niveau depuis le début de la crise. "Pour la première fois, ils sont touchés par la morosité ambiante", indique Frédéric Micheau, directeur adjoint-département Opinion et Stratégies d'Entreprise de l'IFOP.  Tels sont les enseignements de la 10 ème vague de l'Observatoire des commerces Medicis Ifop. Pour cette dernière vague, ce sont 802 commerçants, représentatif de l'ensemble des secteurs d'activité qui ont été interviewés du 6 au 14 novembre, et 1008 personnes pour la partie grand public.

De même, pour la première fois depuis 2009, davantage de commerçants déclarent que leur chiffre d'affaires a plutôt baissé depuis le mois de janvier 2012. 56 % d'entre eux ont constaté une évolution dans les habitudes de fréquentation, 49 % estiment que les clients viennent moins. Dans le même temps, seulement 21 % des Français déclarent moins fréquenter les petits commerces. 70 % estiment les fréquenter autant qu'avant.

Interrogés sur le bilan des six premiers mois de la présidence de François Hollande, ils sont seulement 12 % à estimer que les pouvoirs publics (plus large que le gouvernement) sont à leur écoute. Leur jugement à l'égard du nouveau gouvernement est critique : seulement 15 % des commerçants sont satisfaits de sa politique en général. " Le taux de satisfaction est trois plus faible que celui de Nicolas Sarkozy, qui était déjà faible", note Frédéric Micheau de l'Ifop.

Seules deux mesures font l'objet d'une très forte approbation : la création des contrats de génération et celle des 100 000 contrats d'avenir prévue pour 2013. En revanche, toutes les autres mesures sont jugées comme des "mauvaises choses".

Autre volet étudé par l'Observatoire des commerces : la fiscalité. Un commerçant sur 2 s'estime davantage mis à contribution et considère qu'il participe davantage que les autres professions à l'effort fiscal en France. Le système fiscal leur paraît inéquitable, il est même perçu comme porteur de risque pour la survie de l'entreprise (72 %). Dans le cas d'une hausse des charges sociales, les principales variables d'ajustement seraient le salaire et le temps de travail du commerçant.







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