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Paris-Petite Couronne : une dynamique commerciale qui s'est renforcée

Par Sophie MENSIOR - Le 17 / 04 / 2015
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Paris-Petite Couronne : une dynamique commerciale qui s'est renforcée

Le nombre de commerces actifs a augmenté entre 2002 et 2011 à Paris-Petite Couronne, indique une étude de la Chambre de commerce et d'industrie de Paris (CCIP). Le taux de vacance a fortement baissé sur la même période.

La zone Paris-Petite Couronne affiche une dynamique commerciale. Entre 2002 et 2011, le nombre de commerces actifs a augmenté d'environ 1 %, dépassant maintentant les 106 000, ce phénomène s'étant renforcé depuis 2008. Ce c'est qu'indique une étude intitulée "une dynamique commerciale renforcée à Paris-Petite Couronne", publiée par la CCIP (Chambre de commerce et d'industrie de Paris).
Ainsi près de 61 000 commerces actifs sont recensés à Paris en 2011, 17 300 dans les Hauts-de-Seine, 14 700 en Seine-Saint-Denis et 13 500 dans le Val-de-Marne.

La vacance en baisse
A l'échelle de Paris-Petite Couronne, la vacance, signe d'une fragilité du tissu commercial, a connu une forte baisse entre 2002 et 2011, de près de 14 %, mais elle reste encore élevée dans certains territoires. Hormis dans le Nord du département, les Hauts-de-Seine ont connu la plus forte baisse depuis 2002 (-25,7 %), le taux de vacance du département en 2011 est le plus bas de Paris-Petite Couronne, à un peu moins de 11 %.

Mutation du commerce
Lors de ces trois dernières années, la tendance a été à la restructuration de l'équipement commercial à Paris et en petite couronne. L'analyse de la dernière décennie montre une une forte progression du secteur des agences, particulièrement les agences immobilières (+17,7 %), les banques (+ 13 %) mais surtout les téléphonies discount (+408,9 %).
Le secteur des cafés-hôtels-restaurants connait également une dynamique positive sur la décennie (+6,3 %), cette tendance est portée par la restauration rapide (+47 %), la restauration traditionnelle, quant à elle, reste stable.
Le commerce alimentaire se maintient (+0,7%) même s'il se transforme : la croissance importante du nombre de supérettes depuis 2002 a compensé la stagnation des activités du commerce traditionnel (épiceries généralistes, commerce de bouche...)
Même s'il occupe encore une place prépondérante dans le paysage commercial, le commerce non-alimentaire est en recul de 3,9 % sur les 10 dernières années. L'équipement de la maison (-18,9 %) et les loisirs/culture (-10,1 %) sont les 2 secteurs en baisse régulière ; à l'opposé l'offre en produits beauté/santé s'est renforcée (+9,6 %).
De façon générale, les commerces se sont beaucoup renouvelés depuis 2002 et nombre d'entre eux ont changé d'affectation. Il peut s'agir de changements d'enseigne, d'activité, de commerces devenus vacants, de commercerces ré-ouverts ou de création d'activités. Deux interprétations sont possibles, en conclut l'étude : soit c'est le signe que la ville se modernise, soit au contraire qu'un quartier connait de fortes difficultés...

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