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Plan pour l’emploi : les propositions des organisations du commerce et de l’artisanat

Par Sophie MENSIOR - Le 26 / 04 / 2017
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Plan pour l’emploi : les propositions des organisations du commerce et de l’artisanat

Les organisations patronales, qui représentent les petites entreprises du commerce et de l’artisanat (UPA, CGPME), sont reçues à Matignon à propos du plan d’urgence pour l’emploi.

Dans le cadre du plan d’urgence pour l’emploi  annoncé par François Hollande lors de ses voeux télévisés, Matignon reçoit ce lundi 11 janvier  les partenaires sociaux.  Les organisations représentatives du commerce et de l’artisanat veulent faire entendre leur voix. L’UPA (Union professionnelle artisanale) appelle à « rompre avec les vieilles recettes annoncées à chaque début d’années et doter la France d’une politique structurelle favorable à l’emploi dans les TPE et les PME. »

Pour l’UPA, ce n’est pas la promesse d’une prime qui conduira les entreprises à recruter mais la reprise pérenne de l’activité et la certitude  que le niveau des cotisations sociales appliqué à l’ensemble des salariés va radicalement et durablement baisser. Une mesure qui doit s’inscrire dans un plan plus large de relance de l’emploi et de formation dans les entreprises de moins de 50 salariés. Parmi les axes prioritaires de ce plan,  la réforme du service public de l’orientation pour préparer les jeunes à la vie professionnelle, le développement de l’apprentissage, et la sécurisation des conditions de rupture des contrats de travail.

De son côté, la CGPME propose « de bousculer les tabous ». L’organisation propose une nouvelle donne en matière de contrats de travail, qui passe d’une part par une liberté totale de renouvellement des CDD dans le cadre de la durée maximale autorisée et d’une part par la création d’un nouveau motif de recours au CDD pour réinsertion professionnelle.

La confédération générale des petites et moyennes entreprises propose également d’agir territorialement pour l’emploi. En aménageant notamment les dispositifs existants (ARCE –aide à la reprise ou à la création d’entreprises,  BER-bassins d’emploi à redynamiser) en se basant sur le taux de chômage par bassin d’emploi.  Pour lutter contre le  chômage des jeunes, elle propose de créer le contrat d’intégration maintenant le salaire net du jeune, qui a besoin d’une première expérience tout en baissant le coût pour l’entreprise via une exonération totale des charges et une indemnité compensatrice d’intégration versée mensuellement à l’entreprise.

De façon générale, elle suggère de baisser le plafond d’indemnisation en compensant par une baisse de cotisations et en se rapprochant des autres pays européens en doublant la durée d’affiliation nécessaire pour être indemnisé.

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