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PME : les besoins de financement se stabilisent

Par Sophie MENSIOR - Le 17 / 04 / 2015
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PME : les besoins de financement se stabilisent

Si l'inquiétude des chefs d'entreprise et leurs problèmes de trésorerie/financement sont en léger recul, 3 sur 4 ressentent un durcissement des conditions d'accès au crédit, selon le 21ème baromètre KPMG-CGPME.

Pour 51 % des dirigeants de PME interrogés en mai 2014 dans le cadre du  21èm baromètre KPMG-CGPME sur le financement et l'accès au crédit des PME, la baisse du chiffre d'affaires reste la principale difficulté citée. A la deuxième place, la hausse sur les coûts ou les prix des fournisseurs impacte la moitié d'entre eux. Les problèmes de trésorerie ou de financement sont, quant à eux, en léger recul (31 %, -5 points), tout comme les problèmes avec l'assureur-crédit.

Egalement en recul l'inquiétude des chefs d'entreprises concernant leur activité, mais elle reste partagée par 51 % d'entre eux (-9 points par raport à janvier 2014). Cette crainte va être ressentie différemment d'un secteur à l'autre : elle est exprimée par 60 % des patrons du BTP, contre 48 % dans le commerce et 45 % dans l'industrie.

Des besoins en financement stables
Le poids de la situation économique sur les conditions d'accès au crédit  est globalement moins perceptible : moins d'un patron sur deux déclare ressentir un impact négatif de la conjoncture (48 %, -15 points) et 46 % d'entre eux déclarent ne ressentir aucun impact (+14 points). En parallèle, plus de 2 chefs d'entreprise sur 3 décarent avoir au moins un besoin de financement (67 %, stables par rapport à janvier 2014) dont 40 % (-2 points) pour financer des investissements et 39 % (-2 points) pour financer l'exploitation-trésorerie-escomptes...

75 % des dirigeants ressentent un durcissement des conditions de financement

Le financement avec des frais élévés ou à des montants plus faibles que souhaités reste la principale difficulté évoquée par 45 % des PME (-5 points). Viennent ensuite les demandes de garantie supplémentaires qui affectent 39 % des PME, les demandes de co-financements (cautions) 36 %, la réduction des crédits ou des facilités de trésorerie (26 %, -3 pts) et les délais d'acceptation de dossiers trop longs (21 %, -4 pts).

Plus d'un dirigeant de PME sur 3 fait encore état d'une autolimitation dans ses investissements et dans ses demandes auprès des banques, en raison des difficultés au crédit (cependant en léger déclin 35 %, -3 pts).


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