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Quelles sont les priorités des artisans et commerçants de proximité en matière fiscale ?

Par Sophie MENSIOR - Le 17 / 04 / 2015
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Les artisans et commerçants de proximité  font part de leurs priorités en matière fiscale, s'incrivant  dans le débat lancé par le gouvernement sur ce thème, dans le cadre d'une enquête menée par l'institut I + C pour l'UPA (Union professionelle artisanale).

Premier enseignement de l'enquête : plus d'un tiers des sondés (34 %) constatent une baisse du montant qu'ils ont payé au titre de la CET (la cotisation économique territoriale qui remplace la taxe professionnelle)  par rapport au montant acquité l'an dernier au titre de la taxe professionnelle.

Face aux déficits publics, les chefs d'entreprise appellent très majoritairement (74 %) à une réduction des dépenses de l'Etat, prônant dans une moindre mesure le non remplacement d'un fonctionnaire sur 2 et la limitation des dépenses des collectivités territoriales.

Quant aux objectifs que devra atteindre la réforme fiscale, les commerçants et artisans de proximité en retiennent 3 d'importance quasi-égale :
- supprimer les niches fiscales (32 %)
- favoriser la consommation des ménages (31 %)
- réduire le coût du travail (30 %).

A noter que cette population souscrit majoritairement (58 %) à l'une des pistes envisagées pour réformer la fiscalité des particuliers, à savoir la suppression simultanée de l'ISF et du bouclier fiscal.

Enfin, les chefs d'entreprise de l'artisanat et du commerce de proximité confirment leurs attentes à l'égard des pouvoirs publics et des établissements bancaires :
-38 % d'entre eux souhaitent que "les règles applicables aux entreprises ne changent pas en permanence"
-36 % considèrent que le gouvernement ne s'intéresse pas suffisamment au sort des TPE
-19 % demandent aux banques de leur apporter un réel soutien.



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