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Recul du marché du meuble en 2012

Par Sophie MENSIOR - Le 17 / 10 / 2016
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Recul du marché du meuble en 2012

Le marché du meuble a reculé de 3 % après 2012, après deux années de croissance. Il se stabilise à 9,5 milliards d'euros TTC, retrouvant son niveau de 2009. Toutes les familles de produits sont en négatif, sauf la literie.

Après deux années de croissance consécutives,  le marché du meuble a reculé de 3 % à surface évolutive en 2012. Si les 5 premiers mois de l'année ont été positifs, la situation s'est dégradée à partir de juin dernier. Avec un chiffre d'affaires de 9,5 milliards d'euros TTC, le marché se retrouve au niveau qu'il avait en 2009.

Tels sont les chiffres du bilan 2012 présentés par la FNAEM (Fédération française du négoce de l'ameublement et de l'équipement de la maison), l'IPEA (l'institut d'études et de prospective de l'ameublement) et l'Unifa (Industries françaises de l'ameublement) 

Les raisons avancées pour expliquer ce recul : la baisse des transactions immobilières, une fiscalité contraignante pour les consommateurs mais aussi sur les professionnels du secteur.

Toutes les familles de produits sont en négatif (cuisines, meubles meublants, canapés et fauteuils, meubles de salles de bains), sauf la literie, qui est le seul secteur à tirer son épingle du jeu, avec une croissance de 0,5 %.

En termes de circuits de distribution, 2012 confirme la prédominance des circuits spécialisés, qui disposent d'une part de marché de 87,5 %. Seuls les spécialistes cuisine (+0,9 %) et l'équipement du foyer (+0,3 %) ont progressé. A contrario, après des années de croissance, les grandes surfaces de bricolage ont terminé l'année à -1,1 % et le jeune habitat à -2,9 %.

Pas de catastrophe annoncée pour 2013

Les acteurs du marché ont également  présenté les perspectives pour 2013 : " si l'année promet d'être difficile et compliquée, elle sera globalement bien orientée et ne devrait pas être catastrophique", ont-ils indiqué.

Fabricants et distributeurs sont confrontés à plusieurs enjeux, qui vont avoir un impact direct sur les prix, les produits et donc les consommateurs :
-le financement de la nouvelle éco-filière meubles (collecte, tri et traitement des meubles en fin de vie) qui devrait atteindre 330 millions d'euros
-le maintien de la compétitivité prix au regard des contraintes fiscales et règlementaires (crédits d'impôts, fiscalités locales, réforme du crédit à la consommation, affichage environnemental...)

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