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Soldes d'été : un bilan mitigé à Paris

Par Sophie MENSIOR - Le 17 / 04 / 2015
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Après un démarrage satisfaisant, porté par une première semaine ensoleillée, la dynamique des soldes d'été s'est tassée rapidement. Le chiffre d'affaires des commerçants parisiens est de plus en plus sous pression, en raison d'un budget toujours plus limi

"Le bilan des soldes d'été est globalement satisfaisant mais un ralentissement est à souligner quand même : les gens ne dépensent plus autant qu'avant", témoigne ce commerçant parisien, dans le cadre d'une enquête sur les soldes d'été 2012" menée par le Crocis (centre régional d'observation du commerce, de l'industrie et des services) de la Chambre de commerce et d'industrie de Paris (CCIP).

Pour 70 % des commerçants interrogés, le chiffre d'affaires réalisé durant les soldes d'été ne dépasse pas 20 % de plus qu'un mois normal. Malgré tout, ce résultat est satisfaisant pour 52 % d'entre eux, qu'ils soient du secteur du prêt à porter, de la chaussure, de la maroquinerie ou des articles de sport. Les commerçants semblent s'être résignés face aux difficultés actuelles (conjoncture économique dégradée, météo maussade...)

Les clients se sont rendus nombreux dans les magasins pour profiter des premiers jours des soldes. Ainsi l'IFM (Institut français de la mode) précise que les ventes de textile-habillement ont progressé de 4 % lors de la première quinzaine de soldes, mais il semble que la situation se soit ensuite calmée rapidement avec les premiers départs en vacances.

Dans ce contexte, le panier moyen est de plus en plus contraint, même pendant les soldes : 42 % des commerçants jugent qu'il est en baisse et 48 % qu'il reste stable.

Les indépendants opposés aux soldes flottants
L'oppostion aux soldes flottants reste virulente chez les commerçants parisiens, 73 % d'entre eux interrogés lors de l'enquête déclarent ne pas avoir mis en place ce dispositif lors des six derniers mois. Les indépendants y sont particulièrement opposés, ce qui est moins le cas des grandes chaînes qui disposent plus facilement des ressources pour organiser de telles opérations.

Le nouveau gouvernement a décidé de lancer une réflexion sur ce dispositif. Début juillet, l'IFM et le Crédoc ont remis un rapport à la ministre du commerce Sylvie Pinel, préconisant la suppression des soldes flottants. A la rentrée, une table ronde sera organisée avec les professionnels concernés et les associations de consommateurs afin de faire évoluer les règles du système des soldes.




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