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Soldes d’hiver : un bilan décevant

Par Sophie MENSIOR - Le 18 / 02 / 2019
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Soldes d’hiver : un bilan décevant

Les soldes d’hiver n’ont pas répondu aux attentes des commerçants. Ces résultats s’expliquent par l’impact des manifestations des Gilets Jaunes, qui se concentrent le samedi sur les centres-villes mais aussi par une perte d’attractivité de cette formule.

Elles étaient attendues avec impatience, dans un contexte de mouvements sociaux, qui durent depuis la mi-novembre. Mais les soldes d’hiver n’ont pas réussi à relancer la consommation.

Selon une enquête réalisée pour la CCI Paris Ile-de-France, 66 % des commerçants interrogés estiment que le résultat enregistré durant ces soldes est inférieur à celui de l’année dernière. Ce sont les manifestations des "Gilets Jaunes",  qui expliquent ces mauvais résultats pour 75 % d’entre eux.

Arbitrages en défaveur des achats d’habillement

Mais il n’y a pas que les Gilets Jaunes, qui pénalisent les commerces. D’autres facteurs rentrent en jeu comme la concurrence des sites Internet, qui pratiquent des prix contre lesquels les commerçants dans les boutiques ne peuvent rivaliser. Ou encore les nouveaux comportements des consommateurs, qui effectuent des arbitrages budgétaires en défaveur des achats de chaussures et d’habillement, ce qui diminue le panier moyen pendant les soldes. « Il est inférieur à l’année dernière pour 55 % des commerçants », indique la CCI Paris Ile-de-France.

Pour sa part, l’Alliance du Commerce (26  000 magasins dans le secteur de l’équipement de la personne) constate un recul des ventes de 2,4 % en janvier pour les enseignes de l’habillement, malgré des rabais importants affichés dès les premiers jours des soldes.
Si le rayon enfant reste stable avec -0,1 % de CA, toutes les catégories affichent de fortes baisses : lingerie (-5,1 %), vêtements pour femme (-3,1 %) et homme (-1,7 %).

Le centre-ville pénalisé

Cependant, ces pourcentages masquent de fortes disparités selon les formats de magasins. "Les chaînes spécialisées, implantées en partie dans les centres-villes, enregistrent une baisse  de 2,3 %. A l’inverse, les chaînes  grande diffusion, principalement situées en périphérie des villes, connaissent une hausse de + 2,3 %", indique l'Alliance du Commerce. De leur côté, les grands magasins et magasins populaires, sont en légère baisse (-0,9 %).

Pour Procos, fédération qui regroupe 260 enseignes du commerce spécialisé, l’activité de janvier a été mitigée, marquée par une totale stagnation par rapport à 2018 (0 %), sachant que janvier 2018 était déjà très mauvais (-3 ,5 %). Avec là aussi, des disparités selon les sites commerciaux. Les centres commerciaux de périphérie tirent mieux leur épingle du jeu (+1,3 %), alors que les centres-villes terminent le mois à -0,5 % en moyenne avec des rues marchandes à -0,2 % et des centres commerciaux de centre-ville plus en difficulté à -0,8 %.

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