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TPE : le moral des patrons en légère amélioration

Par Sophie MENSIOR - Le 26 / 04 / 2017
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Le moral des patrons et la situation de l'emploi se redressent, pour la première fois depuis le 2ème trimestre 2012. Mais la situation reste fragile, selon le dernier baromètre des TPE Ifop-Fiducial.

Cela fait trois ans que cela n'était pas arrivé ! Les patrons de TPE optimistes (51 %) dans leur propre activité sont de nouveau plus nombreux que les pessimistes. Et cette tendance apparaît plus marquée  dans le temps : 62 % d'entre eux appréhendant les six premiers mois avec optimisme. C'est ce que révèle la 59ème édition du baromètre de conjoncture trimestrielle Ifop-Fiducial  auprès des TPE, réalisé en juillet dernier.

Ces indicateurs encourageants sont cependant à nuancer : 71 % des chefs d'entreprise sont pessimistes sur le climat général des affaires en France et la confiance globale accordée au gouvernement Valls (23 %) reste basse, même si elle remonte d'un point ce trimestre.

Autre point favorable : la création nette d'emplois (différence entre les créations et les suppressions de poste) redevient positive, après 7 trimestres consécutifs de destructions d'emplois, même si elle reste moindre à ce qui était annoncé par les patrons. Les persectives sont elles aussi encourageantes avec une prévision de + 4 points pour le prochain trimestre. Là aussi, du jamais vu depuis le deuxième trimestre 2012 !

Freins à l'embauche

A noter que les CDD et l'intérim sont largement majoritaires : ils représentent 65 % des embauches, à 72 % ils sont dus à un surcroit temporaire d'activité et dans 35 % des cas pour être certain que le poste est viable. Cependant les freins à l'embauche restent nombreux : presque la moitié des patrons de TPE (46 %) déclare que leur entreprise pourrait augmenter son chiffre d'affaires et développer son activité avec ses effectifs actuels, simplement en augmentant leur temps de travail hebdomadaire, donc sans embaucher.
En cas de réelles persectives de croissance, les patrons qui ne recruteraient pas le justifient en raison du coût salarial, de la lourdeur des procédures administratives et du poids de la réglementation du travail.





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